mardi 19 mai 2015

Rose Morte #1 - La Floraison





GENRE : Fantastique/ Historique / Romance
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Bit-lit
NOMBRES DE PAGES : 600
PUBLIE EN : 2012
DATE DE L’ÉDITION : 20 mars 2015
LANGUE D'ORIGINE : Française
AUTEUR : Céline Landressie





Céline Landressie, est autodidacte. Elle a quitté les bancs de l'école dès la quatrième, avant de décrocher un diplôme de comptabilité par le biais d'une formation accélérée.
Elle partage sa vie entre ses loisirs de geek, de la lecture, et de sa vie de famille.
Fascinée par l'Histoire et plus particulièrement celle de France, elle consacre au 16ème siècle sa première saga fantastique Rose morte.






 " Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle..."






Ce fut un réel plaisir de découvrir l’univers de « Rose Morte » de Céline Landressie ! Un roman fidèle à l’histoire, malgré le côté fantastique. Il est également bourré d’action, de suspens et de trahisons.
Nous découvrons donc l’univers de Eileen Greer, fille d’un comte Anglais qui a perdu ses terres et se voit vouée à l’exil.
La jolie Eileen Greer est un personnage fascinant et au comportement outrageant, car pour son époque, la jeune femme fait preuve de caractère, d’impétuosité face à une société où l’homme domine. Pour preuve, elle préfère qu’on l’appelle « Rose » qui est son second prénom, que son prénom de naissance. Dès lors, elle est déjà en opposition avec sa famille, mais également l’univers dans lequel elle vit. Bien que par moment, pour une jeune femme de 26 ans, elle se comporte comme une adolescente. Mais cela n’est pas dérageant puisque c’est un peu l’époque qui veut cela, où les femmes cancanent sur des rumeurs de la société. Surtout le personnage de Charlotte, la meilleure amie de Rose.
Son père, lord Edmund Greer désire voir sa fille épouser un noble pour assurer son avenir. Bien que Rose avec son tempérament de feu a déjà refusé plusieurs demandes en mariage, car elle n’a pu oublier son premier amour. Dans un sens, Rose semble donner l’image de la Reine Elisabeth 1ère que l’on surnommait « la reine vierge » qui a toujours décidé de son destin. Ce n’est donc pas étonnant de la voir fomenter avec sa meilleure amie, Charlotte un moyen de faire fuir son nouveau prétendant, le vicomte de Chaumontel.
Entre temps, l’intrigue se fait plus poignante avec les secrets que le comte Greer semble caché à sa famille par des mystérieuses visites nocturnes.
C’est donc durant le fameux bal organisé par le marquis de Jouars à Paris que le destin de Rose se voit troublé par le mystérieux comte Artus de Janlys. Un mystérieux personnage qui attire tous les regards… On reste totalement dans le mystère en ce qui le concerne… Son passé et ses affaires restent très flous et on se met aisément à la place de l’héroïne, pour qu’on puisse comprendre son désarroi.
Rose se voit brusquement plongé dans le monde de ce personnage lors d’une tragédie qui touche sa famille. Elle va devoir tenter de découvrir qui en est le responsable et le comte de Janlys va l’aider dans sa quête de vérité.
Voici un petit extrait qui m’a beaucoup plu surtout pour la stylistique de l’auteur et ce petit côté philosophique que l’on retrouve parfois au cours du roman :


« Les ténèbres…Mères de toutes les craintes, berceau supposé des démons et des fées, elles faisaient reculer les hommes depuis que le monde était monde. Car, entre leurs bras, l’inoffensif devenait menaçant, et l’évident se parait de mystère.
Ne serait-il pas merveilleux de percer les secrets de la nuit ? Qui en serait maître ne serait-il pas puissant ?
Comme ils avançaient, Rose se rêva conquérante de ce royaume occulte. Détentrice d’un savoir oublié depuis l’aube des temps, seule maîtresse de sa destinée, elle serait adulée par les hommes et crainte par les rois…
 »

Ce passage pourrait marquer un tournant dans l’histoire pour son côté fantastique. Bien que Rose semble par moment craindre cet homme mystérieux qu’est Artus, elle préfère nier l’évidence. Pourtant, les ténèbres l’attirent avec ferveur. Elle va y tomber malgré le fait, qu’elle en rêve depuis toujours, elle qui considère que le monde des hommes ne lui offre pas, la vie qu’elle rêve d’avoir. Pourtant, cet homme énigmatique va lui offrir sur un plateau, sans qu’elle ne se pose la moindre question. C’est une fois au cœur des ténèbres, qu’elle commence enfin à ouvrir les yeux sur Artus, sur ce qu’il est réellement et…sur ce qu’elle est devenue.
Au cœur du manoir de Boissy, elle découvre également le frère Janlys, du nom d’Adelphe. Tout aussi charmant que son frère, ce dernier est également plus enclin à une certaine humanité. Il n’est pas toujours d’accord sur les choix de son frère, mais le respect tout de même. Aurait-il le choix ? On ne sait pas trop au départ, au fur et à mesure, on entrevoit de sa relation fraternelle, une certaine servitude pour son aînée. Dans ce nouveau monde, Rose découvre la réelle noirceur, avec des meurtres, du sang et de la souffrance… Mais ses sentiments dépasse alors sa raison, quitte à mettre sa vie en danger.

« Alors la bête arracha ses entraves. Énorme et cauchemardesque, elle jaillit des abîmes de son âme, l’écume aux lèvres. […] Dans son esprit se forma l’image délirante de son agresseur démembré, baignant dans une mare de sang. Transfigurée, la bouche ouverte sur des crocs proéminant, elle se jeta sur lui. »

L’écriture de Céline Landressie est une vraie merveille, enrichie d’un vocabulaire qui s’accorde avec perfection à l’époque historique du récit. Son univers est décrit avec une incroyable précision, qui nous fait plonger avec ravissement au cœur d’une sombre existence. Il est rare de voir un auteur manier sa plume avec une telle virtuosité, pourtant Céline Landressie y arrive facilement, presque comme-ci, c’était une aptitude innée ! (ce qui doit être le cas).
Je fus donc merveilleusement ravie de découvrir un univers fantastique aussi bien écrit ! J’attends donc la suite avec impatience ! « Trois épines » sortira aux éditions Milady au mois de septembre (ce qui est vraiment long, moi qui suis devenu totalement addict) ! « La Floraison » est sans conteste mon second coup de cœur de l’année ! Un pur délice que je vous conseille fortement.







 GLOBALE : 10 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 10 / 10



COUP DE CŒUR!







 

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