dimanche 3 juillet 2016

Walking Dead #1 - Passé Décomposé




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 GENRE : Horreur / Post-apocalypse
ÉDITION : Delcourt
NOMBRES DE PAGES : 144 pages
PUBLIE EN : 2006
DATE DE L’ÉDITION : 2007
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEURS : Robert Kirkman - Tony Moore - Charlie Adlard
TITRE ORIGINAL : Walking Dead #1 - Days gone bye
PRIX : 14€95




Robert KIRKMAN : Scénariste 

Robert Kirkman est né en 1978 à Richmond (USA). Jeune et prolifique, il se fait connaître avec la série Battle Pope qu’il publie lui-même au sein de la structure éditoriale qu’il a créée, Funk-O-Tron. Il est repéré par Image Comics qui publie Brit et Invincible. Pour cette série, il puise ses idées dans ses souvenirs de jeunesse. Les aventures de ces super-héros adolescents sont un immense succès. Kirkman s’inspire des films de George Romero pour différents scénarios de comics basés sur des histoires de zombies, dont Walking Dead. En 2010, cette série lui permet de remporter le très prestigieux Eisner Award de la meilleure série à suivre. La vague zombie qu’il contribue à lancer l’amène à travailler pour l’éditeur phare Marvel :il écrit alors Marvel Zombies qui imagine l’univers de Spider-Man et Iron Man envahi par les morts-vivants ! L’adaptation de Walking Dead pour la télévision par Franck Darabont (The Mist, Les Évadés, La Ligne verte) est un triomphe : le premier épisode, programmé en octobre 2010 sur la chaîne AMC, a réalisé le plus gros score d’audience de leur histoire. Kirkman est totalement impliqué dans l’adaptation télévisée de son œuvre : il est non seulement producteur exécutif de la série télé, mais il la scénarise et la supervise. En 2011, Walking dead est à nouveau nommé dans la catégorie « Meilleure série » aux Eisner Awards à San Diego et aux Harvey Awards à New York. Depuis 2015, il collabore avec Paul Azaceta sur la série Outcast, sa nouvelle série d’horreur.

Charlie ADLARD : Scénariste, Dessinateur, Coloriste, Illustrateur
Charlie Adlard est né en 1966 en Angleterre où il vit toujours. Ses travaux les plus connus restent White Death, avec Robbie Morrison, et des opus de séries comme Judge Dredd, Savage et Armitage. Aux Etats-Unis, c’est son travail de dessinateur pour Mars Attacks !, X-Files (Topps), Batman : Gotham Knights (DC Comics) et enfin Walking Dead qui le font connaître, notamment grâce à son encrage de plus en plus affirmé, aux larges plages de noir, loin du style d’Armitage et de ses planches entièrement peintes. Charlie Adlard a également dessiné Corps de pierre sur un scénario de Joe Casey. Dans un style épuré, le récit conte l’histoire d’un homme condamné par une maladie inconnue. En 2010, Charlie s’est glissé dans la peau d’un zombie dans un des épisodes de l’adaptation TV de sa série Walking Dead !





" Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus, mais errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître.
Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou.
Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix. "





Je pense que "Walking Dead" n'est plus à présenter aujourd'hui. Évidemment, j'ai connu les comics grâce à la série tv qui a débuté en 2010. Toujours avide de découvrir les origines, je me suis donc penchée sur les comics ! Je vais donc laisser mes sentiments concernant l'adaptation de côté et seulement analyser le comics. Sans faire de comparaison, me basant uniquement sur ce que j'ai lu !

Nous débutons donc l'histoire "in medias res" avec le héros, Rick Grimes. Un policier blessé lors d'une intervention,  qui se réveille après des semaines de coma. Il découvre alors un monde plongé dans l'Enfer. Les Morts-vivants ont pris le pouvoir, voulant seulement dévorer les humains qui arpentent encore les rues. Très vite, le héros n'a qu'une obsession : retrouver sa famille. Il croise alors le chemin de Morgan et son fils, qui lui apprenne la triste réalité du monde. Rick découvre qu'un camp doit être établi aux alentours d'Atlanta, où se trouvent ses beaux-parents. Il décide de s'y rendre dans l'espoir de retrouver sa famille.
Évidemment, le chemin se complique avec tous les rôdeurs qui se trouvent sur son chemin. Il doit alors apprendre c'est de survivre dans ce nouveau monde.


                Le personnage de Rick Grimes est intéressant : dans un premier temps quand il découvre ce nouveau monde, on y voit un homme sensible. A plusieurs reprises dans ce tome, il versera des larmes. Il croit encore à une certaine justice, qui risque d'être bouleversé à la fin du tome avec la mort d'un personnage.
                Ce tome montre aussi les rivalités entre survivants, certains perdent complètement la tête pour des broutilles. Notamment, Shane le meilleur ami de Rick. La rivalité entre les deux hommes ne cesse de croître au fil des pages. Seulement le changement du monde n'est qu'une excuse pour Shane. Il se donne le droit de faire ce qu'il lui plaît au détriment des autres survivants. Sa fragilité psychologique marque une certaine rupture entre les vivants et les morts. Je pense sincèrement que le personnage le plus intéressant est indéniablement Carl Grimes. L'enfant qui retrouve son père se fait alors très protecteur. Mais le fait de voir un enfant évolué dans ce milieu, peut nous montrer que son évolution psychologique tiens sur une corde raide. Il peut soit basculer dans le côté justicier de son père ou devenir un meurtrier. Un premier pas est franchi pour le garçon à la fin. Seulement est-ce que les parents eux-mêmes peuvent rester à leur éducation initiale ? Là est toute la question, pour survivre des choix vont devoir s'imposer. La suite de la saga repose entièrement sur cette idée. Comment évoluer dans un monde où les lois et les codes sont entièrement détruits ? La saga marque le deuil de l’humanité vers un nouveau monde de souffrance.
                Par  contre, j’ai eu beaucoup de mal à m'attacher à certains personnages comme : Amy. Son vocabulaire exécrable n'y aide pas. Quant à Donna qui est un peu de la "vieille école" et joue les commères de quartier m'horripile tout autant. Je pense qu'il y a des choses plus importantes que de mettre des histoires de "sexe" en avant du récit. Malheureusement, cela revient à plusieurs reprises dans le tome.
Le scénario reste original, surtout qu'on ne connaît rien sur les rôdeurs. On ne sait pas comment est apparue cette étrange épidémie.

                Au niveau des dessins, je n'ai pas grand chose à dire. Ils sont sublimes et bien détaillé. Il est vrai que je ne lis pratiquement pas de comics (voir jamais), mais j'ai beaucoup apprécié la subtilité des illustrateurs. Je pense que les dessins ne peuvent que progresser au fil des tomes ! 
                Pour conclure, je dirais simplement que "Walking Dead" offre dans ce premier tome, une perspective d'avenir assez sombre pour l'humanité. Entre le soutien des humains ou la guerre, il n'y aura qu'un pas. Pour le moment, c'est la survie qui prime face à l'invasion des morts. Qu'adviendra-t-il de ce petit groupe ? Je n'ai qu'une hâte, connaître la suite !



GLOBALE : 8 / 10
DESSIN : 7 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 8 / 10
SUSPENS : 9 / 10










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