samedi 3 décembre 2016

Resident Evil #3 - La cité des morts



Couverture Resident Evil, tome 03 : La Cité des morts 

 GENRE : Fantastique / Horror Survival
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Gaming
NOMBRES DE PAGES : 306
PUBLIE EN : 2002
PARUTION DE L’ÉDITION : décembre 2014
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR
: S.D Perry
TITRE ORIGINAL : Resident Evil - City of the dead
TRADUCTION : Paul Benita
PRIX : 8€20



 CHRONIQUE PRECEDENTE
http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/12/resident-evil-1-la-conspiration.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/06/resident-evil-2-la-crique-de-caliban.html








" Chris Redfield, membre du commando d'intervention S.T.A.R.S a disparu. Bien décidée à découvrir ce qu lui est arrivé, sa sœur, Claire, se lance à sa recherche. Sa route va croiser celle de Leon Kennedy, un jeune flic nouvellement affecté à Racoon City. Mais suite à une tentative désastreuse d'Umbrella pour récupérer un dangereux agent mutagène, la ville est devenue une nécropole. La population toute entière n'est composée que de morts-vivants. Et ils sont tous...affamés. "


 


Ce troisième tome « La cité des morts » reprend le scénario du jeu « Resident Evil 2 ». Ce jeu vidéo fait clairement partie de mes favoris. Pourtant, S. D Perry n’a pas su relever le défi. Parfois, il ne vaut mieux pas toucher à un monument.


Nous faisons la connaissance de Leon Kennedy, nouvelle recrue dans la police de Racoon City. Or, le jeune homme arrive dans une ville entièrement dévastée par les zombies. Cette invasion est les conséquences des expériences d’Umbrella dans le manoir Spencer quelques mois auparavant.
Le jeune homme fait la rencontre de Claire Redfield, petite sœur de l’ex-membre des S.T.A.R.S, Chris. Cette dernière désire retrouver son frère qui ne donne plus de nouvelles depuis quelques semaines. Très vite, ils savent qu’ils doivent tenter de survivre et trouver des réponses. Ils décident de se diriger vers le commissariat de Racoon, pensant y être à l’abri. Pourtant, le lieu va leur offrir la pire nuit de cauchemar de leur vie. Entre la folie qui semble toucher les survivants et les abominations qui voyagent dans les couloirs, ils vont devoir faire preuve de sang-froid pour s’en sortir…


J’ai été vraiment déçue de ma lecture. Premièrement, S. D Perry n’a fait que dénaturer les personnages que j’ai tant appréciés dans le jeu vidéo.
Commençons par Leon Kennedy du point de vue « roman ». C’est un jeune homme à l’égo surdimensionné, il est fier d’être sorti de l’académie de police en ayant les meilleures notes alors qu’il n’a jamais eu de missions sur le terrain. Il n’aime pas être contredit quand on ne respecte pas ses décisions. En bref, il agit de façon totalement macho. Une horreur ! Pourtant dans le jeu vidéo, Leon est un homme très chevaleresque. Il a ce besoin de secourir les survivants par son devoir d’homme de la justice et croit en la bonté humaine. Tout au long de l’aventure, il fait preuve d’une étonnante force de courage, même quand le monde semble s’effondrer.
Je passe maintenant à Claire Redfield, cette jeune femme n’a peur de rien. Le fait d’avoir côtoyé Chris a renforcé son courage et sa détermination. Je suis heureuse de voir que son caractère respecte assez celui auquel je m’étais habituée dans le jeu vidéo. Elle se fait ainsi la protectrice de la petite Sherry Birkin.
Ada Wong quant à elle est plus humanisée et ressent des sentiments contrairement au jeu. Dans « Resident Evil 2 », il se trouve qu’elle est manipulatrice et assez orgueilleuse. Elle n’hésite pas à manipuler Leon à sa guise pour obtenir l’objet de sa mission. Il va de soi que je la préfère selon la vision de S.D Perry, mais le personnage est totalement dénaturé, trop éloigné de l’original.


Dans le cheminement de l’histoire, il y a beaucoup de faux pas également. Certes, il y a deux types de scénarios dans le jeu, mais je pense sincèrement que l’auteure aurait pu combiner les deux avec plus d’aisance.
Je songe notamment à Sherry et son médaillon. Vraiment très mal exploitée, Sherry est importante dans cette équation. Pourtant l’auteure n’a pas hésité à laisser l’information la plus cruciale de côté. Il en va de même dans la relation Leon/Ada, où cette pseudo-romance gâche tout le récit.
D’un point de vue stylistique, l’écriture est simple. Il y a un manque cruel de détails, on a l’impression de se retrouver avec un mauvais scénario entre les mains.


En conclusion, « La cité des morts » a été mal exploitée de la part de l’auteure. Le récit nous offre simplement les grandes lignes de l’histoire de base. De plus, les personnages sont totalement différents par rapport au jeu vidéo, ce qui gâche notre plaisir de lecture, surtout pour les grands fans de la saga. Ce roman n’a rien à apporter, mais en plus brise l’image de « Resident Evil 2 » à éviter si vous êtes un « gamer » pur souche.







 GLOBALE : 6 / 10
ÉCRITURE : 6 / 10
SCENARIO : 8 / 10
PERSONNAGES : 4 / 10
SUSPENS : 8 / 10






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire