mercredi 23 mai 2018

Phobos #3


 GENRE : Science-Fiction / Jeunesse
ÉDITION : Robert Laffont
COLLECTION : R
NOMBRES DE PAGES : 620
DATE DE PARUTION : 24 novembre 2016
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Victor Dixen
PRIX : 18€90 (papier) / 12€99 (numérique)





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Couverture Phobos : Origines  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/12/phobos-victor-dixen.html   http://skoldasybooks.blogspot.fr/2016/01/phobos.html







" FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS...
1 JOUR...
1 HEURE...
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER. "





Après plusieurs semaines de repos bien mérité, je reviens auprès de vous pour vous proposer tous mes avis en retard.
J’ouvre le bal avec le tome 3 de « Phobos » de Victor Dixen. Il faut bien avouer que cette suite n’est pas aussi brillante que ses prédécesseurs, la première partie du roman était trop longue et ennuyeuse, mais heureusement la seconde moitié a su regagner mon intérêt !



Le récit se découpe en deux grandes parties.
Dans la première, les pionniers de Mars tentent d’établir une peine juste et cohérente pour Marcus. J’ai trouvé cela tellement long et risible que l’ennui s’est vite emparé de moi. Ils essaient de tenir une civilisation noble comme sur « Terre ». Seulement avec leur passé et la menace de Serena McBee, pourquoi s’entêter à vouloir une justice ? Ils savent pertinemment qu’ils ne resteront pas sur Mars, quand bien même cela devait arriver, ils finiraient par tous par mourir.
Leonor comme à son habitude est la proie des autres habitants, même Mozart la surveille constamment. Tandis qu’Alexei est toujours aussi horripilant… Il se prend pour une sorte de « Président » que lui et sa tendre épouse en deviennent très vite agaçants.
En somme, les personnages sont devenus de véritables marionnettes grotesques, où ils tombent tous dans les pires clichés. Ils ont quasiment tous perdu la tête, en rêvant d’une martienne qui n’a plus lieu d’être depuis le second tome. On a l’impression qu’ils ont tous le syndrome de Stockholm.  

 
Dans le CONTRECHAMP, on a droit à toute la beauté de Serena Mcbee. Je dois avouer que c’est le personnage qui m’intrigue depuis le début de la saga. Rapidement, elle fait preuve de cruauté, mais qui forcément tourne à son avantage. Quand on la croit enfin hors jeu, elle réapparaît encore plus forte que jamais. Quel est son véritable secret ? C’est Harmony qui va trouver la réponse…
Seulement, le tome est trop axé sur elle et ses ambitions de dominatrice mondiale. Les pionniers sont vraiment relayés au second plan…


On retourne donc en HORS CHAMP avec Andrew et Harmony qui tente de dévoiler le noir secret de la vice-présidente. Mais le duo intrépide va alors être séparé pendant une longue période.
J’ai aimé découvrir Harmony sous un nouveau jour. Aux côtés d’Andrew, elle est devenue plus forte et sûre d’elle. Quand elle va apprendre le secret de sa mère et l’abomination qui se cache derrière, elle compte bien l’exploiter pour mettre Serena hors jeu.
Personnellement, j’ai trouvé cette « révélation » totalement ridicule, je ne m’attendais vraiment pas à cela ! On perd le côté réaliste de cette fiction qui avait pourtant si bien débuté. L’auteur aurait pu créer quelque chose de tellement plus crédible pour elle, elle méritait mieux.

Nous avons donc une ellipse d’un an, le temps que les pionniers de Mars puissent rejoindre le Cupido et échapper à la Grande Tempête. Ils ont vécu comme des « martiens », oubliant la véritable raison de leur présence sur cette planète hostile.
C’est dans cette seconde partie que l’action apparaît enfin pour notre plus grand plaisir. Riche en rebondissements et révélations, Victor Dixen nous offre une fin en total suspens ! J’avais envie de crier : « Il était temps ! ». C’était tout ce qui faisait le charme des premiers tomes.
Malgré un début peu convaincant, la suite a su m’intéresser réellement. Le style d’écriture de Dixen est toujours très percutant. Il évoque notamment des faits de société de notre époque dans ce troisième opus. Que ce soit en parlant des divers attentats qui surviennent dans le monde entier ou encore l’ouverture sur l’Amérique de Cuba, il arrive à les intégrer à son récit pour bouleverser le lecteur. C’est une initiation risquée, mais l’auteur a réussi son pari. 

Je terminerai en disant que le troisième tome de « Phobos » est versé dans le complot et la manipulation, relayant ainsi l’épopée martienne au second rang. Les personnages sont un peu trop caricaturaux pour moi, je n’arrive pas à m’attacher à eux et encore moins à ressentir de l’empathie. Mais l’enchaînement des évènements nous pousse malgré tout à vouloir connaître le dernier mot de cette histoire, car il reste tant de mystère à découvrir.








GLOBALE : 6,5 / 10
ÉCRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 7 / 10
PERSONNAGES : 3 / 10
SUSPENS : 9 / 10











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