GENRE: Fantastique / Historique / Romance ÉDITION: Auto-Edition PUBLIE EN: 2013 DATE DE L’ÉDITION: 31 Octobre 2026 LANGUE D'ORIGINE: Français AUTEUR : Morgan C.Landressie
CHRONIQUE PRECEDENTE
" France, 1789. Aux quatre coins du pays, la révolte
gronde. Lady Rose quitte la cour de Russie pour retourner auprès
d'Artus. En effet, son mentor requiert son soutien car l'équilibre de la
société obscure est aussi menacé. Or, malgré deux siècles d'existence,
Roste reste une immortelle inexpérimentée encore étrangère aux menées de
ses pairs. Sera-t-elle de taille à affronter ce chaos ? Artus et elle
pourront-ils s'entendre après dix ans d'absence ? "
Alors, que dire... que dire sur le deuxième tome de "Rose morte" ? Tout d'abord que ce fut un pur délice, saupoudrer d'action et de frustration également. Morgan Landressie arrive encore une fois à me surprendre, me captiver comme très peu d'auteurs ont réussi à me charmer. " Trois épines" vient confirmer mon coup de cœur pour cette saga !
Dans le premier tome, nous avons donc découvert
l'univers des vampires, plus précisément de la maison Arimath, dont font
partie nos chouchous : Artus, Adelphe et Rose. Dans ce second
tome, nous découvrons une héroïne très remontée contre son mentor. En
effet, Rose s'est senti délaissé durant ces dix dernières années par
Artus. Malheureusement, la jeune comtesse à la rancune vraiment tenace !
Dix ans d'exil ont changé son comportement envers le comte de Janlys.
Elle qui avait passé les deux derniers siècles à ses côtés, n'a pas
compris ce brusque changement. Pourquoi l'a-t-il envoyé en Russie sans
aucune nouvelle durant dix ans ? Rose s'est donc sentie abandonnée,
trahie, délaissée. C'est pourquoi nous découvrons avec stupéfaction
l'arrivée d'un nouveau personnage très...très charismatique ! (oui, un apollon de plus, comme-ci nous n'en avions pas déjà assez).
Je parle évidemment de Vassili , le serviteur de Rose. Elle enfreint
quelque peu les règles, puisque rares sont les jeunes vampires à avoir
un serviteur aussitôt. Mais, on peut aisément la comprendre, puisqu'elle
s'est retrouvée dans un pays qu'elle ne connaissait pas, en plein
territoire des Oström. Ce grand monsieur blond aux yeux bleu glacés à
de quoi faire languir ceux qui se trouvent à côté de lui ! (moi, la première).
Avec le retour de Rose et ce nouveau personnage, la
fratrie d'Holival ont un changement de comportement vraiment très
explosif. Artus comme à son habitude, ne préfère pas dévoiler ses
sentiments et préfère être blessant vis-à-vis de son infante.
Malheureusement, Artus doit également gérer plusieurs choses en même
temps, le retour de Rose n'est pas anodin, puisqu'elle doit venir le
soutenir contre une bataille peu conventionnelle contre leur ennemi de
toujours : les Lamies. Ces derniers attaquent notamment le clan Oström
de façon organisée, qui ne colle pas à leur mode de vie. Évidemment ce
n'est pas tout ! Artus a un traître dans son propre clan, quelqu'un qui
le surveille et il va devoir trouver cet imposteur, et on rajoute une
couche avec l'histoire de l'érudit qui n'avance plus depuis plusieurs
années maintenant. Il n'est donc pas étonnant de le voir littéralement
exploser de rage ou être véhément, comme lors de son entretien avec
Raugmundr :
" - Caton vous tenait pour extrêmement sagace. M'est avis qu'il serait déçu de vous trouver dans ces dispositions.
- Comme c'est original, se gaussa Artus. Vous autres Oström,
évoquez-vous toujours mon prédécesseur lorsque vous arrivez à court
d'arguments ? - C'était un régent respecté, et avisé...Qu'aurait-il pensé de tout ceci ? - Que vous commencez à vous décatir ? - Petit insolent... J'essaie de vous donner un conseil... - Oh. Mille excuses. Je croyais que vous radotiez sur des choses qui ne vous concernent en rien...
- Cette attitude ne vous mènera nulle part, jarl Artus. Vous feriez
bien d'en changer avant qu'elle ne vous cause davantage de tracas. - Un autre conseil ? Quel chanceux je fais !"
En même temps, je pense que si nous étions à la
place d'Artus, il y a longtemps qu'on deviendrait tous fous. Il a du
courage de supporter tout ce chaos. Mais
j'avoue que ses rapports houleux avec la comtesse de Greer ont tendance
à nous agacer. On a envie de les prendre tous les deux et les secouer
un bon coup pour leur remettre les idées en place ! Elle qui ne
réfléchit pas plus loin que le bout de son nez et lui qui campe sur ses
positions.Est-ce que dévoiler
ses sentiments est une faiblesse ? Pour le comte de Janlys apparemment
oui. On ne peut pas dire que l'apparition de Vassili l'enchante
vraiment. Il voit en lui, un concurrent , c'est une évidence. Tandis que
Rose refuse de discuter de son exil avec son mentor, ne voulant pas
connaître les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi. La réaction d'Artus
envers Rose est alors totalement normale. J'étais même vraiment d'accord
avec lui pour une fois :
" La comtesse se mordit la lèvre inférieure, la mine piteuse. Nier cette assertion aurait été purement mensonger. - Ne pouviez-vous m'expliquer tout cela par écrit ? hasarda-t-elle néanmoins.
- Mes courriers étaient surveillés! Pourquoi croyez-vous que je mis un
terme à notre correspondance ? Ne vous servez-vous donc jamais de votre
cervelle ?! "
(Je me le demande aussi, Artus.... Je me le demande...)
Pauvre Adelphe qui se retrouve au milieu de tout
cela, on peut facilement imaginer que, lui aussi, son caractère en
devient révolté. J'ai d'ailleurs envie de crier " Mais pourquoi Céline
???" . Oui, notre Adelphe si gentil avec un tempérament serein se trouve
totalement changé dans ce tome-ci. Il se dispute avec Rose, avec son
frère et prend en grippe ce pauvre Vassili, au début. Que se passe-t-il
donc pour qu'Adelphe change de comportement. On le voit par moment
mélancolique, mais ni Rose ni son frère ne sait exactement quelle est la
raison de cette tristesse. Pourtant, j'ai une idée sur la question...
Son changement de comportement a changé indubitablement à l'apparition
de Vassili. Une scène en particulier m'a fortement marqué, bien que les
rapports entre Adelphe/Vassili sont assez ambigus et certaines choses
laissent à penser que mon raisonnement est une possibilité :
" Regrettant
ce subit emportement, la comtesse reporta son attention sur son
serviteur. Stoïque, ce dernier attendait que les soins fussent achevés,
son regard polaire errant par l'une des fenêtres du réfectoire. Face à
lui, Adelphe, précautionneux, jetait de fréquents coups d'oeil sur son
patient, cherchant sans doute à s'assurer qu'il ne lui causait pas de
peine supplémentaire. Comme il se penchait sur lui, bras passés sous les
siens afin de faire voyager dans son dos le bandage dont il l'entourait
pour la troisième fois d'affilée, le Slave lui rendit tout à coup son
regard. Baissant le nez, Adelphe récupéra le rouleau de tissu qui venait
de lui échapper"
Alors, si ceci n'est pas le trouble d'une quelconque attirance... C'est que je suis vraiment nulle ! Notre
pauvre Adelphe se trouve au 18e siècle... Forcément, difficile de
révéler certaines choses au grand jour, je pense. Mais évidemment, ceci
n'est que mon humble avis. J'avoue que j'apprécierai énormément de voir
cette "relation" évoluer dans ce sens. Cela donnerait une touche de
modernité, qui apporterait davantage de choses à cet univers. La
réaction de Rose et Artus pourrait être très drôle à écrire en plus !
Mais évidemment cela reste très ambigu, puisque notre grand Vassili lié
à Rose, éprouve sans conteste des sentiments pour sa maîtresse. Même
s'il est au courant de la relation particulière entre elle et Artus, il
ne peut s'empêcher d'espérer qu'un jour Rose soit à lui. Malheureusement, vers la fin du roman, il voit d'un œil différent ses premières
espérances. Et qui vient le soutenir ? Adelphe, évidemment ! Sachant que
ce n'est pas un personnage très loquace, j'ai hâte d'en découvrir plus
sur lui dans le prochain tome.
Concernant
l'action, je dois dire que je fus très surprise des protagonistes de
tout ce fouillis. Un certain personnage du premier tome refait surface
et d'une manière très fracassante ! Petit à petit, où on remonte le fil,
on se dit pourtant que cela ne pouvait pas être autrement. À la fin du
roman, les Arimath et les Oström se retrouvent avec divers ennemis : Les
lamies, le fameux alchimiste, les hommes-fauves et l'érudit. La liste
des ennemis ne fait qu'augmenter. On se doute déjà que le prochain tome
sera de haut niveau également ! Comment vont-ils faire pour combattre
sur tous les fronts ?
L'écriture de Morgan Landressie
est comme dans le premier tome, plus qu'excellente. Les connaissances de
l'auteur ne cessent pas de m'émerveiller ! J'avais l'impression de me
retrouver en plein milieu de la Révolution française (ceci dit, on remarque qu'elle aime les conflits dans l'histoire française),
mais également des diverses origines pour les maisons vampiriques. On
retrouve donc des références à la mythologie nordique et égyptienne, entre autres. L'ensemble du roman est très cohérent, jonché de culture et
avec cette dose d'action qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière
page.
"Trois épines"
est sans conteste dans la même veine que son prédécesseur si ce n'est
encore mieux ! L'auteur a su créer un univers à part entière, fondé sur
des faits historiques précis et en plus avec des personnages attachants
et diversifiés. Il y en a pour tous les goûts ! Cette saga est vraiment
excellente, je suis désormais une fervente admiratrice !
GENRE: Fantastique/ Historique / Romance ÉDITION: Auto-Edition PUBLIE EN: 2012 DATE DE L’ÉDITION: 31 octobre 2026 LANGUE D'ORIGINE : Française AUTEUR : Morgan C. Landressie
Morgan C. Landressie,
est autodidacte. Il a quitté les bancs de l'école dès la quatrième,
avant de décrocher un diplôme de comptabilité par le biais d'une
formation accélérée. Il partage sa vie entre ses loisirs de geek, de la lecture, et de sa vie de famille.
Fasciné par l'Histoire et plus particulièrement celle de France, il consacre au 16e siècle sa première saga fantastique, Rose morte.
" Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses,
Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au
caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à
tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin
qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais
de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans
un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui
terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant
bien réelle..."
Ce fut un réel plaisir de découvrir l’univers de «Rose Morte» de Morgan Landressie ! Un roman fidèle à l’histoire, malgré le côté fantastique. Il est également bourré d’action, de suspens et de trahisons.
Nous découvrons donc l’univers de Eileen Greer, fille d’un comte
anglais qui a perdu ses terres et se voit vouée à l’exil.
La jolie Eileen Greer est un personnage fascinant et au comportement
outrageant, car, pour son époque, la jeune femme fait preuve de
caractère, d’impétuosité face à une société où l’homme domine. Pour
preuve, elle préfère qu’on l’appelle « Rose » qui est son
second prénom, que son prénom de naissance. Dès lors, elle est déjà en
opposition avec sa famille, mais également l’univers dans lequel elle
vit. Bien que par moment, pour une jeune femme de 26 ans, elle se
comporte comme une adolescente. Mais cela n’est pas dérangeant, puisque
c’est un peu l’époque qui veut cela, où les femmes cancanent sur des
rumeurs de la société. Surtout le personnage de Charlotte, la meilleure
amie de Rose. Son père, lord Edmund Greer désire voir sa fille
épouser un noble pour assurer son avenir. Bien que Rose avec son
tempérament de feu, a déjà refusé plusieurs demandes en mariage, car elle
n’a pu oublier son premier amour. Dans un sens, Rose semble donner
l’image de la Reine Elisabeth 1re que l’on surnommait « la
reine vierge », qui a toujours décidé de son destin. Ce n’est donc pas
étonnant de la voir fomenter avec sa meilleure amie, Charlotte un moyen
de faire fuir son nouveau prétendant, le vicomte de Chaumontel.
Entre-temps, l’intrigue se fait plus poignante avec les secrets que le
comte Greer semble caché à sa famille par de mystérieuses visites
nocturnes. C’est donc durant le fameux bal organisé par le marquis de
Jouars à Paris que le destin de Rose se voit troublé par le mystérieux
comte Artus de Janlys. Un mystérieux personnage qui attire tous les
regards… On reste totalement dans le mystère en ce qui le concerne… Son
passé et ses affaires restent très flous et on se met aisément à la
place de l’héroïne, pour qu’on puisse comprendre son désarroi. Rose
se voit brusquement plongé dans le monde de ce personnage lors d’une
tragédie qui touche sa famille. Elle va devoir tenter de découvrir qui
en est le responsable et le comte de Janlys va l’aider dans sa quête de
vérité. Voici un petit extrait qui m’a beaucoup plu, surtout pour la
stylistique de l’auteur et ce petit côté philosophique que l’on
retrouve parfois au cours du roman :
« Les
ténèbres…Mères de toutes les craintes, berceau supposé des démons et des
fées, elles faisaient reculer les hommes depuis que le monde était
monde. Car, entre leurs bras, l’inoffensif devenait menaçant, et
l’évident se parait de mystère. Ne serait-il pas merveilleux de percer les secrets de la nuit ? Qui en serait maître ne serait-il pas puissant ?
Comme ils avançaient, Rose se rêva conquérante de ce royaume occulte.
Détentrice d’un savoir oublié depuis l’aube des temps, seule maîtresse
de sa destinée, elle serait adulée par les hommes et crainte par les
rois… »
Ce passage pourrait marquer un tournant dans
l’histoire pour son côté fantastique. Bien que Rose semble par moment
craindre cet homme mystérieux qu’est Artus, elle préfère nier
l’évidence. Pourtant, les ténèbres l’attirent avec ferveur. Elle va y
tomber malgré le fait, qu’elle en rêve depuis toujours, elle qui
considère que le monde des hommes ne lui offre pas, la vie qu’elle rêve
d’avoir. Pourtant, cet homme énigmatique va lui offrir sur un plateau,
sans qu’elle ne se pose la moindre question. C’est une fois au cœur des
ténèbres qu’elle commence enfin à ouvrir les yeux sur Artus, sur ce
qu’il est réellement et… sur ce qu’elle est devenue. Au cœur du
manoir de Boissy, elle découvre également le frère Janlys, du nom
d’Adelphe. Tout aussi charmant que son frère, ce dernier est également
plus enclin à une certaine humanité. Il n’est pas toujours d’accord sur
les choix de son frère, mais le respect tout de même. Aurait-il le
choix ? On ne sait pas trop au départ, au fur et à mesure, on entrevoit
de sa relation fraternelle, une certaine servitude pour son aînée. Dans
ce Nouveau monde, Rose découvre la réelle noirceur, avec des meurtres,
du sang et de la souffrance… Mais ses sentiments dépassent alors sa
raison, quitte à mettre sa vie en danger.
« Alors, la bête
arracha ses entraves. Énorme et cauchemardesque, elle jaillit des abîmes
de son âme, l’écume aux lèvres. […] Dans son esprit se forma l’image
délirante de son agresseur démembré, baignant dans une mare de sang.
Transfigurée, la bouche ouverte sur des crocs proéminant, elle se jeta
sur lui. »
L’écriture de Morgan Landressie
est une vraie merveille, enrichie d’un vocabulaire qui s’accorde avec
perfection à l’époque historique du récit. Son univers est décrit avec
une incroyable précision, qui nous fait plonger avec ravissement au cœur
d’une sombre existence. Il est rare de voir un auteur manier sa plume
avec une telle virtuosité, pourtant Morgan Landressie y arrive facilement, presque comme-ci, c’était une aptitude innée ! (ce qui doit être le cas).
Je fus donc merveilleusement ravie de découvrir un univers fantastique
aussi bien écrit ! « La Floraison» est sans conteste un coup de cœur de l’année ! Un pur délice que je vous conseille fortement.
" Aoi fait face à Sakura, la lycéenne terrifiante dont il occupe le corps.
Auprès de Minazuki, qui est le seul à être au courant de son secret, Aoi éprouve une forme d’apaisement comme il n’en avait encore jamais ressenti. Il décide de reprendre sa scolarité dans la peau de Sakura, jusqu’à ce qu’il puisse retrouver son apparence d’origine.
Pendant ce temps, Sakura commence à mettre en œuvre ses plans…
Dans ce deuxième tome, la pluie continue de tomber sur ces trois personnages blessés par la vie."
Si dans le 1e tome, les émotions étaient très présentes à cause du sujet : le harcèlement scolaire.
Ici, la mangaka donne une autre dynamique à l'histoire.
Contre tout attente Aoi arrive a dépasser ses peurs et ses angoisses grâce au soutien de Minazuki. Mais son face à face avec Sakura est bien plus difficile. Finalement, le harcèlement est laissé en arrière plan pour envisager son futur incertain. Va-t-il savoir récupérer son corps ? Arrivera-t-il a stopper les projets de Sakura ?
On a désormais le point de vue de la harceleuse : Yume. Nous avons un flashback du passé et on commence à comprendre pourquoi elle s'en prend à Sakura. Maintenant Sakura va-t-elle mener sa vendetta jusqu'au bout ?
L'histoire commence à être plus compliquée que les premiers chapitres laissent supposer. La connexion entre les personnages devient plus profonde et j'aime cette dynamique entre eux. Cela apporte de l'attention, mais aussi une certaine compréhension qu'on pourrait "presque" pardonner. Notamment pour Yume, même si je me demande ce qui s'est produit réellement entre elle et Sakura pour en arriver à de telles extrémités. J'espère que dans le tome 3, on apprendra davantage de choses sur Minazuki, j'aime beaucoup ce personnage.
En conclusion, une complexité des personnages, de leurs sentiments se profile à l'horizon.
" Victime de harcèlement scolaire lorsqu’il était lycéen, Shizuki, 27 ans, vit reclus. Pour lui, la supérette du quartier constitue le bout du monde. Un jour, il croise par hasard un ancien camarade de classe, responsable de tous ses maux. Leur bref échange anéantit Shizuki qui tente, sur un coup de tête, de mettre fin à ses jours. Mais à cet instant, il se retrouve mystérieusement à l’intérieur du corps d’une lycéenne à problèmes… "
Je connais Akaza Samamiya grâce à sa saga vampirique "Bloody Mary" , qui était une comédie romantique aux émotions profondes et qui a redonné confiance et force aux héros.
Je sais donc de quoi la mankaga est capable pour transmettre les émotions.
Le thème des changements de corps, on le voit souvent c'est vrai. Mais l'histoire de harcèlement et de vengeance combinée augmente la charge émotionnelle.
D'ailleurs, je vais être directe et franche. Je suis littéralement "Aoi", littéralement. Je me suis reconnu en lui, non il est littéralement moi..
Je ne cesse de le dire , le répéter , mais le harcèlement détruit des personnes jusqu'à leur vie d'adulte. J'en suis aussi le parfait exemple.
Certains s'accrochent toujours à un fil pour retenir son coeur. Cette formule est très marquante. le mien , je l'ai toujours pour le moment.
Quand Aoi change finalement de corps, son enfer personnel revient avec fracas. Une personne autant blessée ne peut pas s'en sortir deux fois de suite de ce traitement. Quand Minazuki arrive et le soutien , c'est évidemment un profond réconfort.
D'ailleurs ce personnage est assez mystérieux et j'espère en découvrir davantage dans la suite .
Quant à Sakura ne vit que pour exaucer son souhait , mais est-ce que ça sera au détriment d'Aoi ?
Un manga très dur, très difficile pour moi à lire. Il m'a profondément bouleversé par des choses que je ne veux plus me souvenir.
Mais je lirai la suite parce que je sais que la fin finira forcément bien. Comme le thé Mallow blue
GENRE : Thriller Historique EDITION : Auto-Edition NOMBRES DE PAGES : 463 DATE DE PARUTION : 28 octobre 2021 AUTEUR : Elodie Faiderbe PRIX : 16€90 (papier) / 2€99 (Kindle)
Sa jeunesse se perd dans un Paris imaginaire où chaque coin de rue recèle de trésors pour son inspiration. Élève rêveuse et timide, ses livres sont depuis toujours ses compagnons de récréation. Mais c'est à l'âge de dix ans, lorsque son père lui offre une machine à écrire qu'elle décide de donner vie à son monde chimérique en écrivant des petites nouvelles horrifiques inspirés de Chair de Poule.
Plusieurs années après, elle décide enfin de se lancer au cours d'une soirée d'orage. Son premier roman, La fourmi qui rêvait de devenir libellule, est édité aux éditions Cyplog depuis septembre 2020.
Grande admiratrice de Tim Burton et de Stephen King, elle s'intéresse également au fantastique. Dresseuse de Pokémon à ses heures perdues, elle aime autant les licornes que les zombies. elle aime voguer entre l'amour contemporain et le thriller horrifique.
" Londres 1886.Orpheline, Emilia vit sous le joug de son tuteur : lord Dorian Jacobson. Séduisant comte excentrique le jour, tueur sadique et impitoyable la nuit.
En parfait gentleman, Dorian régale et fascine la haute société par son charisme et sa prestance.
Tous sont en admiration devant cet homme.
Tous sauf elle.
Car depuis que Dorian a massacré sa famille, Emilia ne vit plus que pour une seule chose : la vengeance. Par un étrange pacte de sang, son tuteur lui a fait la promesse de lui enseigner son art meurtrier. Mais en échange, Emilia lui devra l’éternité en l’achevant une fois son apprentissage terminé.
Alors que ses macabres leçons débutent enfin à sa seizième année, un dangereux tueur en série sévit à son tour dans les rues de Londres : l’empailleur.
Guidé par sa soif de sang et sa folie destructrice, Dorian décide de les entrainer dans une enquête où l’initiation d’Emilia devra faire face à de sanglants rebondissements.
Commence alors une valse mortelle entre le papillon et le serpent.
Commence alors un jeu implacable, coincé entre vengeance et séduction. "
Je découvre ce premier tome avec un réel enthousiasme ! Ce
livre m’a été offert par mon amie Lili pour mon anniversaire, je
suis heureuse qu’elle me connaisse aussi bien.
« Bienvenue
au manoir Soulridge, lieu de damnation. Emilia est bien placée pour
le savoir. Son tuteur, le comte Dorian Jacobson est le responsable de
la mort de sa famille. Depuis cet instant, seule la vengeance anime
la jeune femme, quitte à plonger dans les ténèbres et le sang ».
Vous prenez une
histoire se déroulant à l’époque victorienne en Angleterre, des
tueurs psychopathes, des relations humaines complexes, des enquêtes
policières. On obtient tous mes ingrédients favoris pour un
excellent livre.
Emilia est une
jeune femme qui se démarque de la gent féminine du XIXe siècle.
Elle offre une vision plus moderne de la femme, très féministe.
Elle possède un caractère fort. Elle prouve à autrui qu’elle
vaut autant qu’un homme ! Elle aussi peut faire preuve
d’intelligence et de compétences scientifiques. D’ailleurs,
Dorian y veille en ce sens. Il a décidé qu’elle deviendrait
l’héritière de son art macabre.
Dorian Jacobson a
tout du parfait psychopathe. C’est un, très manipulateur et
méthodique, il détermine tous ses actes pour venir nourrir son
sombre dessein. Bien que pour l’instant son passé et sa
personnalité restent assez énigmatiques, je ne doute point que
notre chère Emilia arrivera à percer ses mystères. Même si la
jeune femme semble être sous son contrôle total.
Ils ont un lien
assez sinistre et complexe, toujours à calculer les prochains coups
de l’autre. Ils vont devoir également faire face à second tueur
« l’empailleur ». Ils vont partir sur ses traces
sanglantes pour découvrir qui se trouve derrière les meurtres et
pour Dorian pour satisfaire sa soif.
Elodie Faiderbe
a créé un univers très détaillé sur le plan humain. Les
protagonistes sont travaillés avec minutie et profondeur. Je voyais
au début la relation Dorian/Emilia avec scepticisme, mais quand on
discerne les contours du comte Jacobson. Rien d’étonnant qu’Emilia
ne puisse s’extraire de sa toile sans dommage.
L’autrice a
une écriture fluide, dont le temps au présent ne vient pas freiner
l’immersion du lecteur. J’aime également cette période
victorienne qui me fascine depuis ma plus tendre enfance. On retrouve
de nombreux clins d’œil à des artistes et personnalités
marquantes de ce siècle : Oscar Wilde, Mary Shelley, Charles
Darwin, Charles Dickens et par certains côtés analytiques de Arthur
Conan Doyle.
Il s’agit bien évidemment d’un univers
sombre, sanglant dont j’ai apprécié me plonger aux côtés des
criminels pendant leurs « petits moments poétiques ».
Tout est d’une précision chirurgicale pour que votre imagination
ne puisse pas se détourner de la scène infernale.
Je dirai
simplement pour conclure que ce premier tome introductif nous baigne
dans l’horreur et le sang avec efficacité, que la vengeance d’une
jeune femme va la pousser un peu plus près des ténèbres de son
tuteur, mais saura-t-elle les contrôler ? Rien n’est moins
sûr ! A lire en toute connaissance de cause, cela va de soi.