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dimanche 23 mai 2021

Les voleurs de curiosités

 




GENRE : Policier / Fantastique
EDITION : Presses de la cité
NOMBRES DE PAGES : 474
DATE DE PARUTION : 11 février 2021
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : Things in jars
AUTEUR : Jess Kidd
PRIX : 22€ (Broché) / 14,99€ (Ebook)





D’origine irlandaise, Jess Kidd vit aujourd’hui à Londres. Elle est l’auteure de trois romans, qui témoignent tous d’une imagination débordante et d’un univers très personnel, à la croisée des chemins entre Gabriel García Márquez et Mary Shelley. Les Voleurs de curiosités est son premier livre publié en France.






" Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités.
Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier. Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières. "





Ce roman a été d’une découverte très enrichissante. Si les enquêtes paranormales avec un soupçon de frissons et de l’étrange ne vous effraient pas, ce livre est fait pour vous.

Jess Kidd nous offre un univers très riche avec « Les voleurs de curiosités ». Le titre très évocateur nous plonge dans l’étrange, le fantastique et les êtres humains aux particularités bien définies.

Nous suivons donc l’enquêtrice Bridget « Bridie » Divine. On suit le cheminement d’une veuve qui s’est lancée dans le secteur privé pour retrouver des personnes disparues de façon inexpliquée que la police ne peut pas résoudre de manière traditionnelle.
Bridie a été engagée pour recouvrer une jeune fille du nom de Christabel Berwick, une héritière d’un baronnet, qui a été enlevée en plein milieu de la nuit. Seulement, personne n’est au courant de son existence, car la fillette possède quelques particularités qui pourraient attirer l’attention des collectionneurs de curiosités. Grâce à ses dons de médium, Bridie avec l’aide d’un esprit torturé va tenter de retrouver la petite disparue.

Il s’agit d’une enquête policière au cœur de l’époque victorienne à Londres. L’ambiance brumeuse, sale de Londres nous plonge d’or et déjà dans l’atmosphère sombre et pesante du récit. Jess Kidd nous entraîne dans la noirceur pour nous montrer le plus vil côté des hommes.

Je dois bien avouer que j’ai l’habitude de lire des romans d’horreurs, voir gore, mais ici je pense que parfois c’était « trop ». J’ai été écœurée à plusieurs reprises lors de ma lecture (et il m’en faut beaucoup pour l’être !).
Avec un récit riche, aux descriptions très détaillées, on obtient un roman à l’aura sombre et malsaine. Quand on termine notre lecture, nous nous sentons sales, avec la sensation d’avoir vagabondé dans les ruelles de Londres en compagnie des pires mécréants possible. Une ambiance que j’ai vraiment appréciée !

Les personnages sont tous très énigmatiques, on les survole parfois et essayons de comprendre pourquoi ils arrivent à certaines extrémités. Par certains moments, il m’arrivait de comparer cette fiction à la série américaine « American Horror Story ». Ici, le schéma semble assez similaire sauf sur la fin.
De plus, Jess Kidd nous offre les coupables sur un plateau, cela nous permet de mieux les appréhender, de découvrir leur pensée et leur motivation.
Il y a de nombreux flash-back qui nous permettent de connaître le passé de Bridie et du mystérieux fantôme qui la suit depuis le début de son enquête.
Le seul point négatif serait la rythmique du texte trop dense, parfois des descriptions qui viennent ajouter de la lourdeur. J’ai mis beaucoup de temps à finir le livre à cause de cela.

En conclusion, « Les voleurs de curiosités » est un roman très ténébreux qui nous offre une pléthore de personnages torturés. Une héroïne qui a du punch et qui possède vraiment d’innombrables talents pour résoudre les pires enquêtes possible. Je conseille vivement ce roman aux amateurs du fantastique gore, pour les âmes sensibles, il vaut mieux s’abstenir.




GLOBALE : 7,5 / 10
SCENARIO : 7 / 10
PERSONNAGES :  9 / 10
ECRITURE : 8 / 10
SUSPENS : 6 / 10

mercredi 17 mars 2021

Diamants

 




GENRE : Fantasy
EDITION : Mnémos
NOMBRES DE PAGES : 380
DATE DE PARUTION : 19 février 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Vincent Tassy



CHRONIQUES PRECEDENTES 







" D'un hiver sans fin naît l'espoir d'un printemps radieux
L'Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.

Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?
Serviteur, conseiller, dévoué ou confident
Dans le labyrinthe d'Œtrange, il devra le guider
Du royaume de Ronces, aux Brumes emplies de danger.

De l'hiver au printemps, de l'obscurité à la lumière
Percerez-vous les secrets de L'Or Ailé venu sur Terre ? "




Je vais ENFIN pouvoir vous parler du nouveau roman paru chez les éditions Mnémos ( je les remercie d’ailleurs pour m’avoir proposé de lire en avant-première ce bijou de la Fantasy).
J’ai toujours admiré la plume de Vincent Tassy depuis que j’ai ouvert le livre « Apostasie ». Découvrir l’auteur sous le genre de la « Fantasy » m’a tout de suite enthousiasmée ! Je n’avais qu’une hâte de pouvoir le lire.
Bon malheureusement les aléas de la vie m’ont coupé dans ma lecture, ce qui me désole énormément au vu de la qualité de ce récit !

Alamasonthe, reine de Vaivre et ses habitants, sont ceux qui vont accueillir « L’Or Aîlé » un ange qui descend de sa somptueuse cité pour leur apporter toute sa lumière et sa grâce. Mais sa venue est-elle aussi bienfaitrice ? Après maintes cérémonies, la personne qui va sacrifier sa vie pour le servir est enfin choisie. Sa vie sera totalement changée… Tout est désormais possible pour ce pays qui aspire à plus de grandeur. Mais avec la lumière se cachent de nombreux secrets.

« Diamants » est un sombre conte, rempli de tristesse et de désespoir, mais avec les ténèbres naissent la lumière, l’amour et l’espoir.
Vincent Tassy de sa plume poétique nous offre un récit de fantasy bouleversant et moderne. L’auteur vient briser les codes du genre en mettant en avant des protagonistes non genré (exemple avec Dolbreuse et l’Or Ailé). Il crée également des femmes fortes et puissantes, de fières combattantes qui ne sont pas assujetties aux hommes, bien au contraire.
Ce sont des points que j’ai vraiment appréciés dans ce roman, ce renversement des codes !
Les personnages sont tous aussi fascinants les uns que les autres. De l’amour, il le fait universel sans préjugés. Il devient le symbole de l’espoir pour le monde.
Il a réussi a créé un univers très riche, avec des légendes particulièrement fascinantes qui viennent apporter quelques pistes pour un final en apothéose. Tout était déjà écrit depuis le début du récit, mais c’est avec un ravissement profond que je me suis laissée porter.


L’auteur a également trouvé un équilibre parfait à ses personnages. Avec l’arrivée de l’Or Ailé, les protagonistes perdent et gagnent tous quelque chose. Des oxymores qui sont naturellement faits pour se confondre. Malgré les situations de profonde tristesse, on entrevoit une beauté et un espoir qui nous pousse à chercher le bonheur à travers les pages.
J’ai beaucoup apprécié Mauront, un homme simple qui désire pouvoir briller au sein de la cour de Vaivre. Sa vie sera bouleversée de voir son vœu exaucé quitte à abandonner sa propre autonomie.
Dolbreuse qui est un puissant mancien (capable de lire l’avenir dans les fleurs) perd ce qui fait de lui toute son utilité auprès de la reine.
Alamasonthe quant à elle, voit s'écrouler la chose pour laquelle elle s’est battue pendant des années.
Tout a un début et une fin. Le lecteur attend patiemment de savoir si cela évoluera en bien ou en mal.

« Diamants » est un roman remarquable, riche et tellement poétique que le lecteur se laisse porter dans les méandres de cette infinie beauté. C’est un écrin sombre et pourtant si somptueux, les diamants qui s’y cachent sont remplis de larmes de désespoir et de bonheur. Laissez votre cœur être pénétré par les reflets lumineux des diamants de l’Or Ailé, vous ne pouvez qu’être charmé ! 




GLOBALE : 9 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 8 / 10




lundi 22 février 2021

Solitudes

 



GENRE : Policier
EDITION : Calmann Levy
NOMBRES DE PAGES : 316
DATE DE PARUTION : 6 janvier 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Niko Tackian
PRIX : 19€50 ( broché) / 9€99 (Ebook)




Après des études de droit et histoire de l’art, Nicolas Tackian a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse avant de devenir scénariste. Il devient auteur de bande dessinée et signe son premier projet aux éditions Semic, avant de rejoindre l'équipe de Soleil Productions avec laquelle il signe plus de trente albums, portant sur des genres comme : thriller ésotérique, science-fiction, dark fantasy, anticipation, polar, fantastique.

Il devient également scénariste pour la télévision et signe plusieurs épisodes de séries télévisées et des téléfilms. En 2015, il crée avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2.

Il écrit et réalise son premier film Azad en 2008 pour la collection Identités de France 2. Ce téléfilm raconte l'histoire d'un jeune homme travaillant dans le milieu de la bande dessinée qui prépare un roman graphique (Azad) pour retracer l’histoire de son grand-père et du génocide arménien. Cette histoire lui a été inspirée par le manuscrit laissé par son véritable grand-père Krékor Kandarian, décrivant son voyage vers la France pour fuir le génocide arménien de 1915.

En 2015 sort son premier roman Quelque part avant l'enfer aux éditions Scrinéo puis La nuit n'est jamais complète, un thriller en huis clos dans les sables du désert. Il partage ses activités entre l'écriture de roman et le scénario. En 2016, il signe aux éditions Calmann Levi et publie Toxique, puis Fantazmë, deux polars introduisant le personnage de Tomar Khan, commandant à la brigade criminelle parisienne.







" Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair.Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs. La victime est un message à son attention, il en est certain.
Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé. "


« Solitudes » est le premier livre de l’auteur que je lis. Quelle tristesse ! J’aurais dû me pencher sur ses récits bien avant, car j’ai adoré découvrir son nouveau roman.

« Solitudes » nous fait voyager à travers la beauté et l’immensité du Vercors. Un titre bien énigmatique qui pose pourtant la base de son récit. Chaque personnage est restreint dans sa propre intimité. Une solitude que certains tentent de rechercher, tandis que d’autres essaient de s’en défaire…

L’histoire débute sur une tentative d’assassinat raté… Elie Martins est un miraculé ! Bien qu’il subisse des crises d’épilepsie assez violentes et un passé oublié. Il vit au sein même du Vercors avec celui qu’on appelle « Chef Réda », jusqu’au jour où ils vont découvrir le corps d’une femme mutilée pendue à un arbre. La vie d’Élie va être totalement bouleversée !
C’est le lieutenant Nina qui va tenter de trouver la vérité sur cette étrange affaire. Elle qui pourtant possède ses propres fêlures, elle va devoir extraire toutes les pièces de ce puzzle macabre pour arrêter l’assassin qui sévit au milieu de ces montagnes.

« Solitudes » nous entraîne dans les confins de la psyché humaine. Les protagonistes nous offrent un panel d’émotions diverses, une vérité très réaliste sur l’être humain. Face à la rudesse de la nature en hiver, ils doivent combattre plusieurs ennemis, notamment leurs propres démons.
D’autant que ce tueur fait ressurgir des évènements du passé que certains auraient aimé oublier.

Niko Tackian a un véritable don pour traiter la psychologie de ses personnages. Nina tente d’oublier sa culpabilité vis-à-vis d’un ancien collègue qui a tout perdu, suite aux dénonciations de la jeune femme.
Élie se retrouve piégé entre le passé et le présent. Les sombres souvenirs refont surface lors de ses phrases de sommeil. Il ne parvient plus à savoir ce qui est réel ou non.
Le chef Réda est certainement un des protagonistes que j’ai particulièrement appréciés dans ce livre. Un homme plein de sagesse et de bonté qui tente toujours d’aider autrui, mais il est également une sorte de guide spirituel. C’est pour cela que la plupart des personnages le suivent sans se poser la moindre question.
Tout comme le paysan Jacques qui se trouve être le guide des « morts ». Il parvient à visualiser les auras des gens. Ce vieil aveugle arrive mieux que personne à distinguer tout ce qui pénètre dans la vallée qu’il connaît par cœur.
Finalement avec Réda et Jacques, ont obtient une petite dose de fantastique qui apporte encore un peu plus de tension au récit.

L’auteur a une plume tantôt subtile qui met parfaitement en évidence les émotions humaines, puis plus incisives dans les phases d’action. Il arrive à nous procurer cette avidité qui nous pousse à tourner les pages avec impatience.

« Solitudes » est un thriller psychologique où les émotions humaines sont mises à nues devant la brutalité de la Nature. Face à un tueur en proie à une vengeance meurtrière, angoisses et tensions sont au rendez-vous! Frissons garantis !



GLOBALE : 9 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SUSPENS : 9 / 10


vendredi 15 janvier 2021

Impact

 



GENRE : Policier
EDITION : Michel Lafon
NOMBRES DE PAGES : 348
DATE DE PARUTION : 22 Octobre 2020
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Olivier Norek
PRIX : 19€95 ( broché) / 13€99 (Ebook)





Olivier Norek est le petit-fils d'Herbert Paul Norek, sous-officier dans la légion étrangère, né en 1903 à Breslau et naturalisé français en 1935. Son père Claude Norek, né en 1947 à Aubin, est haut fonctionnaire et occupe le poste de directeur général de Radio France de 1999 à 2004.

Olivier Norek travaille d'abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation de l'hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l'approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l'ex-Yougoslavie (1994-1995). Il est caporal-chef au 33e RIMa pendant deux ans. Il entre ensuite dans la police, et devient lieutenant à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93. Peu après ses premiers pas littéraires, il se met en disponibilité.

Ses trois premiers romans sont composés autour de la figure d'un "Capitaine Coste", flic humaniste et sensible.







" Face au mal qui se propage
et qui a tué sa fille

Pour les millions de victimes passées
et les millions de victimes à venir

Virgil Solal entre en guerre,
seul, contre des géants. "





Ce nouveau roman d’Olivier Norek est une vraie prise de conscience. Loin des schémas classiques du polar, « Impact » nous fait réfléchir sur l’avenir de notre planète. 
N’ayant pas vraiment apprécié les deux seuls livres que j’ai lus de l’auteur (Code 93, Territoires), j’ai commencé ma lecture avec une certaine appréhension. 
Ce nouveau récit est pourtant une révélation pour moi ! Je fus agréablement surprise. 

Dans « Impact », l’auteur met l’humanité face à ses propres erreurs. Toutes les atrocités qui nous conduisent petit à petit à l’extinction de notre planète. On entre dans une fiction d’anticipation sur l’écologie et la survie. 

Nous sommes « coupables », il ne faut pas une autre raison pour créer l’antagoniste de ce polar. Un tueur avec un esprit très critique envers la société qui cause chaque jour des milliers de morts. 
Les revendications de l’assassin sont claires, il ne veut que sensibiliser les grosses entreprises à l’écologie, trouver des alternatives pour diminuer la destruction imminente. Il crée alors un tel engouement que des millions de pandas balafrés vont suivre avec avidité la suite des événements. Est-ce que les sociétés vont se plier à la demande du criminel ? Comment la police va-t-elle pouvoir gérer cette situation d’une enquête suivie par des millions de personnes ? 

Devant un tel sujet, le lecteur devient obligatoirement empathique. Nous sommes son complice, acceptant l’inacceptable. Notre moral est corrigé face à une telle ambition pour améliorer les choses. 
Olivier Norek nous pointe nos erreurs avec des mots percutants et réalistes. Nous faisant réfléchir sur l’avenir de notre Planète. 

Le seul reproche que je pourrais émettre, il s’agit des autres personnages. Ils sont en retrait, effacés, trop lisses et sans émotion. Nous avons Diane Meyer par exemple, qui se trouve être une psychocriminologue qui est envahie d’anxiété. J’aurais aimé comprendre l’élément déclencheur qui l’a conduite à être agoraphobe. Aucune relation n’a été exploitée, on reste juste à la surface de leur psyché… J’ai toujours ressenti cela dans ces romans, malheureusement cela ne change aucunement avec « impact ». 

En conclusion, « Impact » est un thriller d’anticipation qui éveille les consciences sur l’avenir écologique, avec une réalité très percutante. Ce livre est une course contre la montre pour la survie de notre planète. Un bon polar à lire sans modération. 




GLOBALE :  7 / 10
ECRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 8 / 10
PERSONNAGES : 4 / 10
SUSPENS : 8 / 10 


lundi 11 janvier 2021

Vindicta

 




GENRE : Policier
EDITION : Cosmopolis
NOMBRES DE PAGES : 577
PUBLIE LE : 21 mars 2019
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Cédric Sire
PRIX : 21€90 (broché) 


CHRONIQUES PRECEDENTES 

  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/11/avec-tes-yeux.html






" On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. "

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d'imaginer que la planque qu'on lui a assignée fera de lui le témoin clé d'un cyclone meurtrier, dans le sillage d'un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

" Une traque haletante secouée de fausses pistes "

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l'habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c'est personnel. "



Avec « Vindicta » Cédric Sire nous montre une fois encore sa virtuosité à composer un thriller subtil, sanglant et rempli de surprises jusqu’à la dernière page.
Le récit est comme une mélodie qui commence doucement, mais très vite ça monte crescendo. L’action nous enivre, les tortures et sévices d’un tueur psychopathe nous écœurent pour finir dans un véritable bain de sang, comme une bombe qui nous éclate à la figure.

Depuis « Du feu de l’Enfer », l’auteur se positionne dans un monde bien « réel ». Cette petite part de fantastique m’avait grandement manqué dans son dernier roman.
Mais « Vindicta » nous offre tellement plus ! On se retrouve avec plusieurs points de vue selon les protagonistes. Des personnages qui n’ont rien d’exemplaire. On découvre diverses facettes de l’humanité, ce n’est ni tout blanc ni tout noir. C’est un point que j’apprécie depuis longtemps dans ses romans. Il nous démontre la complexité de l’être humain. Ici, elle est poussée à l’extrême. Nous offrant les vices les plus crus, nous les exposant d’une manière affûtée pour finalement ressentir une certaine empathie pour eux à la fin du récit.

Le roman se termine dans un cliffhanger haletant et angoissant à souhait. J’avais imaginé le scénario d’une façon bien précise et très bien calculé par l’auteur. Je me disais même : « Mince, c’est tellement simple d’en arriver à cette conclusion » et le retournement m’a laissé totalement abasourdi ! JAMAIS au grand jamais, je n’aurais pu deviner une telle chose. JAMAIS !
Les pièces du puzzle s’emboîtent petit à petit, nous laissant entrevoir toute la complexité d’une vengeance calculée dans les moindres détails.

Je dirai simplement pour conclure que « Vindicta » est un gros coup de cœur ! Un thriller qui nous happe du début à la fin. Impossible de poser le livre tant l’action est prenante.
Que seriez-vous prêt à faire pour vous venger ? Je pense que vous n’irez jamais aussi loin que ce qui est écrit dans ses pages...




GLOBALE : 10 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES: 10 / 10
SUSPENS : 10 / 10





COUP DE COEUR ! 







dimanche 10 janvier 2021

La Neuvième Maison

 



GENRE : Thriller Fantastique (Adulte)
EDITION : De Saxus
NOMBRES DE PAGES : 525
PUBLIE EN : 1 octobre 2019 (USA)
DATE DE L'EDITION : 27 Août 2020
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : Ninth House
AUTRICE : Leigh Bardugo
TRADUCTION : Sébastien Guillot
PRIX : 19€90 (broché)
12€90 (Ebook)


CHRONIQUES PRECEDENTES







" Alex " Galaxy " Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l'école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.

À 20 ans, elle est la seule survivante d'un horrible massacre inexpliqué, et c'est sur son lit d'hôpital qu'elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses.

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d'une jeune fille. Ce qu'elle va découvrir va bien au-delà de l'horreur... "





Galaxy « Alex » Stern vient de rejoindre l’université de Yale dans des circonstances plus ou moins troublantes. Unique rescapée d’un massacre, elle voit dans cette opportunité de se créer une nouvelle vie. Seulement, les sociétés secrètes qui pratiquent la magie sous la supervision de la neuvième maison le « Léthé » regorgent également de violence et de noirceur qu’Alex aurait aimé oublier. 

Leigh Bardugo avec ce roman fantastique adulte nous prouve à nouveau qu’elle a un talent indéniable pour créer des univers riches, avec une psychologie très travaillée pour ses personnages. 
Galaxy Stern est une jeune femme au tempérament de feu qui doit pourtant apprendre à se maîtriser, car à Yale, une certaine stature est de mise. Elle sait qu’elle se trouve dans ce lieu, simplement pour son don particulier de visualiser les morts. Au fil du récit, on la voit évoluer d’une manière fulgurante, surtout quand elle commence à enquêter sur le meurtre d’une mystérieuse jeune fille sur le campus. À chaque étape, elle imagine les recommandations de Darlington. Grâce à cela, elle prend confiance. Mais touchera-t-elle au but ? 
Grâce à Daniel Arlington (alias Darlington) qui se trouve être son référent en matière de magie, Alex va apprendre à évoluer au sein des sociétés qui la pratiquent. Il est l’extrême opposé de la jeune femme. Un « gentleman » le définit particulièrement bien. Ses études au cœur du Léthé sont ce qu’il y a de plus important pour lui. La réussite n’a ainsi pas de prix. Malgré son éducation de bonne famille, on devine qu’il possède des failles très marquées dans son esprit. On ne le connaît qu’à travers quelques flash-back, car on comprend vite qu’il a vécu un drame. 

L’autrice a entièrement basé son récit sur l’université de Yale. On ressent qu’elle a mené des investigations pour que son décor ressemble exactement à ce lieu emblématique. Notamment pour les fameuses sociétés secrètes, qui ont apparemment bien existés, mais dont elle a donné une nouvelle symbolique très particulière. 
C’est un texte très riche, pointu aussi bien dans les descriptions que les émotions qui se dégagent des lieux et des protagonistes. 
J’aime totalement ce genre de roman quand ils sont si bien travaillés et aboutis jusqu’à la dernière page. 

« La neuvième maison » est un récit fantastique sombre, sanglant et violent qui apporte un véritable atout à la littérature du genre. 
Je ne peux que vous le conseiller !

 




GLOBALE : 9 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES: 10 / 10
SUSPENS : 9 / 10