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mercredi 13 octobre 2021

A l'ombre du manoir #1 - Les brumes vermeilles

 




 GENRE : Fantastique
ÉDITION : Editions du chat noir
COLLECTION : Cheshire
NOMBRES DE PAGES : 316
DATE DE PUBLICATION : 6 octobre 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Lizzie Felton
PRIX :19€90 (papier) / 5€99 (ebook)


CHRONIQUES PRECEDENTES







<<  Il y a des obsessions qui conduisent au malheur.
Lorsque Violette emménage avec son mari et leurs quatre enfants dans le vieux manoir abandonné dont elle a toujours rêvé, les portes d'une nouvelle vie idyllique s'ouvrent à eux.
Mais quels secrets cache celle qui reste close ?
Tour à tour, les six membres de la famille font l'expérience d'événements inexpliqués. Des perceptions étranges, des troubles du comportement anormaux, des pertes de mémoire troublantes… L'écho d'un passé prégnant résonne encore entre ces murs. De quoi ont-ils vraiment été le témoin ? De quoi le seront-ils ?
Alors que s'élèvent les brumes vermeilles aux abords de la bâtisse, la survie devient leur seule option. Pour cela, il leur faudra percer les mystères qui se terrent à l'ombre du manoir. >>



J’attendais le nouveau roman de Lizzie Felton avec une grande impatience. Ayant eu un véritable coup de cœur pour « Les amoureux de la lune », je savais par avance que son nouveau bébé me plairait tout autant.

Nouvelle histoire, nouvelle ambiance. Dans le premier tome de cette duologie, « A l'ombre du manoir » est un conte dramatique, mélancolique et à la fois si somptueux.
Les premiers chapitres nous présentent doucement les six protagonistes qui vont venir donner vie au récit. Chacun apporte une émotion différente, une autre nuance à l’histoire. Violette est la tristesse, Isidore la rigueur, Octave l’insouciance, Blues l’angoisse, Jazz l’aventurier et Salsa l’innocence. J’ai adoré découvrir à travers les yeux de chaque protagoniste leur vision de ce vieux manoir.
D’ailleurs, ce manoir est certainement un personnage tout aussi vivant que les habitants. Mystérieux, véhément, colérique. Il joue avec les émotions des propriétaires, leur montrant petit à petit ses sombres secrets. Il les utilisent, les manipulent pour obtenir une vengeance que l'on cherche ardemment à comprendre. Quels sombres secrets renferme-t-il ?
Ils vivront tour à tour des similitudes étranges avec les anciens propriétaires. Que s’est-il réellement passé dans ce manoir pour que la souffrance et la tristesse aient pris possession de cette bâtisse ? Qui elle-même s’apprête à dévorer la famille Montmorency ?
Je n’ai pas pu reposer le livre jusqu’à la fin ! La tension est constamment omniprésente, elle monte crescendo pour finir en apothéose.

Lizzie Felton a toujours cette subtilité, cette douceur et cette poésie que j’apprécie beaucoup dans ses écrits. Le récit est vivant, vibrant sous nos doigts et nos yeux. On se laisse porter avec tendresse, suivant le déchirement de ses personnages. La mélancolie qui s’empare de nous, la beauté du manoir, comme-ci on s’y trouvait nous-mêmes. Tout est si vivant !

Je terminerai simplement en disant que ce premier tome « Les brumes vermeilles » est une somptueuse histoire fantastique, où le mystère d’un manoir hanté par des souvenirs douloureux vient s’immiscer silencieusement chez les vivants. Entre rêve et réalité, ce roman nous porte à travers le temps et l’espace. Une vraie pépite ! J’ai hâte de pouvoir lire la suite ! Comme Violette et son amour pour le Manoir Lumière, j’attends ardemment la conclusion de cette histoire. 





GLOBALE : 9,5 / 10
ÉCRITURE : 9 / 10
SCENARIO : 10/ 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 9 / 10

COUP DE COEUR !










dimanche 10 octobre 2021

La Saignée

 




GENRE : Policier
EDITION : Fayard
NOMBRES DE PAGES : 557
PUBLIE LE : 29 Septembre 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Cédric Sire
PRIX : 21€90 (broché) / 15€99 (Ebook)




CHRONIQUES PRECEDENTES 

  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/11/avec-tes-yeux.html  








" Estel Rochand a été écartée de la police à la suite d’une terrible bavure qui a causé la mort d’une innocente. Sa vie est en miettes, son couple à la dérive. Désormais garde du corps de seconde zone, cette ancienne championne de boxe se fraie un chemin dans l’existence comme elle l’a toujours fait : à coups de poing. Prise dans un engrenage infernal, Estel a de plus en plus de mal à contrôler ses accès de violence.Quentin Falconnier, policier spécialisé en cybercriminalité, enquête sur un site du Dark Web, qui propose des vidéos de torture et de mise à mort en direct. Qui peut bien se cacher derrière cette « red room » appelée La Saignée, diffusant des meurtres à la perversité absolue ? Le jeune homme se lance corps et âme dans cette nouvelle croisade : découvrir l’identité du coupable derrière le masque du bourreau, et l’arrêter. Coûte que coûte.
Un terrible compte à rebours a commencé. "





Après deux ans d’attente, Cédric Sire nous offre enfin un nouveau thriller. « La Saignée » est un roman où la violence physique prédomine. Un roman policier bien loin de ce que l’auteur a pour habitude de montrer à ses lecteurs. Je dois bien avouer avoir été déconcertée par ce nouveau style.

« La Saignée » est un site internet disponible sur le dark web où se perpétuent des meurtres ultraviolents. Le policier Quentin Falconnier, spécialiste en cybercriminalité qui fait de cette enquête, une affaire personnelle.
De l’autre côté, on suit Estel Rochand. Ancienne policière qui a causé la mort d’une innocente par accident, vit dans le tourment depuis plusieurs années. Désormais garde du corps pour des clients peu recommandable, elle va vite sombrer dans un enfer impossible à s’extirper sans aide.

Cédric Sire nous a habitué à des romans très sanglants, voir totalement gore. Dans « La Saignée », on sent une certaine retenue, ce trait bien identifiable de l’auteur est laissé de côté au profit de la psychologie des personnages. Il permet à ses protagonistes de vivre et de souffrir. Le lecteur arrive à se faire une image assez rapide grâce à ses descriptions poignantes. Il distille petit à petit des indices, des messages cachés sur la nature profonde des personnages. Un coupable idéal à cause de son passif, une figure d’autorité qui n’est pas réellement ce qu’il semble être face à ses collègues.
On a deux oppositions extrêmement bien travaillées avec Estel Rochand et Quentin Falconnier. Le retournement de situation est vraiment très bien exécuté !
Dans un second temps, l’auteur s’empare d’un fait journalistique qui a marqué les mémoires ces dernières années. Le mouvement #metoo ! Il fait de la femme la pièce centrale de son livre. Premièrement, le côté patriarcal qui écrase les femmes. Les sous-estimant dans leurs fonctions (ici la police ou garde du corps), puis en tant qu’objet de divertissement pour les hommes qui ont besoin d’assouvir leurs fantasmes sexuels et pervers.
Deuxièmement, on a la femme forte qui se bat contre vent et marée, la femme intelligente qui dérange parce qu’elle se montre plus déterminée et obtient de meilleurs résultats qu’un homme. L’auteur a manié avec habileté les oppositions, prouvant à quel point le comportement masculin est totalement horripilant et aberrant quand on vit au XXIe siècle.

Le seul point négatif pour ma part, car tout n’est malheureusement pas parfait. C’est le rythme un peu lent du scénario. L’action est très longue à se mettre en place, même s’il faut comprendre la psychologie des protagonistes pour avancer.
Suivant son style d’écriture depuis de nombreuses années, je dois reconnaître que tout est manié avec subtilité et précision. Mais, je suis forcément déçue de ne pas retrouver ses descriptions gore. En tant que lecteur, on avait l’habitude d’être un témoin « privilégié » des meurtres sanglants. Ici, ils sont simplement suggérés. Seul le prologue m’a procuré ce côté sale et répugnant qui nous colle habituellement à la peau. C’est ce que j’appréciais dans les précédents livres, déjà que les éléments fantastiques me manquent beaucoup, mais si la part de gore se fait absent… Je me sens très frustrée pour ma part. Pourtant « Vindicta » était excellent ! (même sans le côté fantastique, mais le gore était omniprésent)
Je suis par contre très admirative sur le travail de recherche en cybercriminalité, de pouvoir lire exactement comment une enquête peu se dérouler dans ce domaine.

En conclusion, « La saignée » est un bon polar dont la psychologie des personnages est travaillée à son paroxysme et dont le rôle de la femme est le point central du roman. Mais pour moi, il manque ce côté sombre et gore qui se trouvait toujours dans les romans de l’auteur. Cela me fait un peu mal d’écrire ces mots sachant à quel point j’admire Cédric Sire.






GLOBALE : 7,5 / 10
ECRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 8 / 10
PERSONNAGES: 9 / 10
SUSPENS : 7 / 10


jeudi 5 août 2021

Entretien avec un vampire

 





GENRE : Fantastique
EDITION : Pocket
NOMBRES DE PAGES : 511
DATE DE PARUTION : 2013
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
DATE DE 1ERE PUBLICATION : 1976
TITRE ORIGINAL : Interview with a vampire (The vampire chronicles)
AUTEUR : Anne Rice
PRIX : 8€20 (poche)







Anne Rice passe la plus grande partie de sa vie à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, où se déroule la majorité de ses histoires. Elle est la seconde fille d'une famille américano-irlandaise catholique. Sa sœur, Alice Borchardt, est aussi devenue une auteur célèbre.

Howard Allen devient « Anne » Allen à son premier jour d'école, quand une religieuse, Sœur Hyacinthe, lui demande quel est son prénom. Elle lui répond « Anne », considérant que c'était un joli prénom. Sa mère, qui est avec elle, la laisse parler sans la corriger, sachant que sa fille avait conscience de son véritable prénom. Depuis ce jour, tout le monde l'a appelée « Anne ». Son prénom est changé officiellement vers 1947.

En 1959, elle est diplômée du lycée Richardson puis enchaîne à l'Université du Texas pour femmes à Denton et, plus tard, au North Texas State College. Après un an à San Francisco, alors qu'elle travaille comme examinatrice d'assurances, elle retourne à Denton au Texas et se marie avec Stan Rice, son amour d'enfance, qui devient professeur à San Francisco peu après y avoir obtenu son M.A.. Tous les deux sont diplômés de San Francisco State University. De 1962 à 1988, Anne Rice vit et travaille dans la région de la baie de San Francisco.

Anne Rice n'est pas un auteur typique de littérature fantastique, même si elle a baigné durant toute son enfance dans la culture de La Nouvelle-Orléans — faite de vaudou et d'autres croyances — propice à l'élaboration de récits extraordinaires. Elle s'inspire de ce qu'elle a toujours connu, et à travers ses romans se dessine un hommage constant à la ville qu'elle chérit plus que tout.

En 1966, le couple a une fille, Michèle, qui meurt le 5 août 1972 à la suite d'une leucémie. La mort de sa fille a plongé Anne Rice dans un profond désespoir et c'est pour s'en sortir qu'elle écrit son premier succès : Entretien avec un vampire.

En 1978, le couple a un fils, Christopher. La famille revient s'installer à La Nouvelle-Orléans alors que Christopher est encore un jeune garçon. Grâce à son succès d'auteur, Anne Rice peut emménager dans la maison dont elle rêvait depuis toujours, à Garden District, un quartier de la ville. Cette maison est celle que la romancière décrit, trait pour trait, dans le premier tome des Chroniques de sorcières, la maison des Mayfair.

En 1998, elle retourne à l'Église Catholique, après plusieurs années où elle s'était décrite comme athée. Elle annonce qu'elle voudrait maintenant utiliser sa vie et son talent pour écrire afin de glorifier sa croyance en Dieu, mais qu'elle n'a pas renoncé à écrire les mêmes livres qu'avant. En 2010, elle annonce qu'elle se convertit à une foi chrétienne « indépendante ». En effet, elle déclare être en quelque sorte dégoûtée du christianisme, qu'elle décrit comme un groupe querelleur, belliqueux et hostile. La raison de cette conversion est, entre autres, le rejet de l'homosexualité par le christianisme (elle combat ardemment au nom des homosexuels et son fils, Christopher Rice, est ouvertement homosexuel).

En raison de sa santé précaire, elle se déplace très peu, mais reste en contact avec ses fans via Internet.

Le 9 mars 2014, elle annonce dans l'émission radio online The Dinner Party Show que son prochain roman la ramènera à sa série des Chroniques des vampires. Le livre, intitulé Prince Lestat, est paru le 28 octobre 2014 aux États-Unis. L'auteur présente ce nouvel opus comme une suite directe de La Reine des damnées.







« À La Nouvelle-Orléans, dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel, un jeune homme est le dépositaire d’un étrange et fascinant récit.
Deux siècles plus tôt, en Louisiane, riche propriétaire terrien, Louis n’a plus goût à rien. Dépressif, lassé de vivre, il n’aspire qu’au repos éternel. Lestat, jouisseur amoral, assoiffé de vie et de plaisirs, croise sa route et scelle son destin.
En le faisant vampire, il devient le guide de son âme damnée et torturée dans le monde de la nuit. »





« Entretien avec un vampire » est pour moi un classique de la littérature fantastique. Anne Rice a composé un univers riche, sombre et gothique.
Je n’ai malheureusement lu que les trois premiers tomes des « chroniques des vampires », mais j’ai eu à chacune de mes lectures un véritable coup de cœur.

Dans ce premier ouvrage, nous rencontrons Louis de Pointe du Lac. Un vampire vieux de plus de deux siècles qui raconte sa vie à un journaliste. Il lui fait part de son immortalité et tout ce que cela implique au fil du temps, les avantages tout comme les inconvénients.
Louis était un riche propriétaire d’une plantation en Louisiane. Quand une dispute éclate entre lui et son jeune frère qui meurt dans un terrible accident, Louis se morfond ne désirant plus rien d’autre que mourir. Il va alors rencontrer un mystérieux individu qui va lui offrir ce qu’il souhaite, mais tellement plus encore…

Anne Rice nous propose divers protagonistes avec des caractères diamétralement opposés. C’est une des grandes qualités de cette saga.
Louis est un personnage plein de bonté qui de son vivant n’était pas un fervent catholique. Quand sa transformation a eu lieu, il s’est toujours vu comme un démon. Il bascule alors du côté catholique qui croit au bien et au mal. Mais est-ce la réalité ? Louis n’aura de cesse de chercher cette réponse, notamment à travers d’autres vampires. Le seul exemple de vampire qu’il a eu sous les yeux n’étant que Lestat, il ne peut croire qu’ils soient tous aussi « mauvais ».
En effet, Lestat de Lioncourt est son opposé. Orgueilleux, il aime se complaire dans le luxe et prend plaisir à tuer ses victimes. Louis a pour Lestat une fascination assez merveilleuse au départ, puis la haine survient très vite entre eux. Pourtant, Lestat dans la réalisation de ses gestes et action, même si c’est très malsain, aime Louis.

Anne Rice n’hésite pas à jouer sur tous les tableaux concernant les questions de la sexualité. Pour l’Autrice, le vampire est une créature tout en sensualité (ce qui est souvent le code dans ce genre littéraire). Louis étant attiré par des hommes, des femmes, mais sa relation la plus importante pourrait être Claudia. C’est une petite fille de 5 ans qui devient une vampire redoutable. Au fil des siècles, Claudia est une femme enfermée dans un corps d’enfant, ce qui lui portera préjudice à de nombreuses reprises. Pourtant, les deux personnages s’aiment d’un amour passionnel. Ce côté homme et fillette est dérangeant dans l’aspect physique, même Louis se pose la question à plusieurs reprises. C’est une relation sombre, torturée.
Ce trio infernal offre des facettes incroyables ! Chacun à leur manière apporte quelque chose à l’autre. Claudia est pondérée, réfléchie. Louis est très sentimental et compréhensif, tandis que Lestat est impétueux, fougueux. Pourtant la curiosité de découvrir la vérité sur leur espèce va venir petit à petit briser leurs liens. On obtient un récit riche en émotion passant de l’amour à la haine en un claquement de doigts ! J’apprécie réellement le genre gothique pour cette esthétique. Il offre tellement plus de choses !

« Entretien avec un vampire » pose les bases de sa saga avec cette grande question. « Qu’est-ce que la mort ? » Anne Rice nous offre ici une ode à la mort sous toutes ses formes : tantôt douce, magnifique, sensuelle ou brutale, voire violente.
L’être humain qui a une peur féroce de la mort voit le vampire comme son digne représentant. Il est l’ange de la Mort personnifié. Les croyances religieuses le plaçant comme un démon, mais s’il en était autrement ? Louis apporte une première réponse à sa condition d’être immortel. En effet, le personnage n’est pas mort quand s’est achevée sa vie humaine. Il a toujours eu des émotions, de la compassion et de l’amour pour toutes les personnes qui l’entoure. C’est un évènement marquant sa vie d’immortel qui viendra mettre un terme à tout cela. Il dit lui-même qu’il ne pourra plus jamais aimer.
L’autrice a une plume incroyable. Beaucoup de lecteurs ont critiqué ses descriptions très accentuées, mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Nous sommes littéralement à la place de Louis. Il devient alors immortel, ses sens sont surdéveloppés ! Il est normal d’obtenir par son biais le plus petit détail de ce qu’il l’entoure, de ce qu’il arrive à percevoir autour de lui.

Je terminerai simplement en vous disant que si les vampires vous fascinent « Entretien avec un vampire » est un classique à ne surtout pas manquer. C’est une œuvre tellement riche, pleine d’émotions et de sensualité brutes qu’on ne peut pas rester insensible à ce roman. Je vous reparlerai de la suite de cette saga avec le second tome « Lestat, le vampire ».





GLOBALE : 9,5 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SUSPENS : 9 / 10




COUP DE COEUR !






dimanche 23 mai 2021

Les voleurs de curiosités

 




GENRE : Policier / Fantastique
EDITION : Presses de la cité
NOMBRES DE PAGES : 474
DATE DE PARUTION : 11 février 2021
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : Things in jars
AUTEUR : Jess Kidd
PRIX : 22€ (Broché) / 14,99€ (Ebook)





D’origine irlandaise, Jess Kidd vit aujourd’hui à Londres. Elle est l’auteure de trois romans, qui témoignent tous d’une imagination débordante et d’un univers très personnel, à la croisée des chemins entre Gabriel García Márquez et Mary Shelley. Les Voleurs de curiosités est son premier livre publié en France.






" Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités.
Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier. Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières. "





Ce roman a été d’une découverte très enrichissante. Si les enquêtes paranormales avec un soupçon de frissons et de l’étrange ne vous effraient pas, ce livre est fait pour vous.

Jess Kidd nous offre un univers très riche avec « Les voleurs de curiosités ». Le titre très évocateur nous plonge dans l’étrange, le fantastique et les êtres humains aux particularités bien définies.

Nous suivons donc l’enquêtrice Bridget « Bridie » Divine. On suit le cheminement d’une veuve qui s’est lancée dans le secteur privé pour retrouver des personnes disparues de façon inexpliquée que la police ne peut pas résoudre de manière traditionnelle.
Bridie a été engagée pour recouvrer une jeune fille du nom de Christabel Berwick, une héritière d’un baronnet, qui a été enlevée en plein milieu de la nuit. Seulement, personne n’est au courant de son existence, car la fillette possède quelques particularités qui pourraient attirer l’attention des collectionneurs de curiosités. Grâce à ses dons de médium, Bridie avec l’aide d’un esprit torturé va tenter de retrouver la petite disparue.

Il s’agit d’une enquête policière au cœur de l’époque victorienne à Londres. L’ambiance brumeuse, sale de Londres nous plonge d’or et déjà dans l’atmosphère sombre et pesante du récit. Jess Kidd nous entraîne dans la noirceur pour nous montrer le plus vil côté des hommes.

Je dois bien avouer que j’ai l’habitude de lire des romans d’horreurs, voir gore, mais ici je pense que parfois c’était « trop ». J’ai été écœurée à plusieurs reprises lors de ma lecture (et il m’en faut beaucoup pour l’être !).
Avec un récit riche, aux descriptions très détaillées, on obtient un roman à l’aura sombre et malsaine. Quand on termine notre lecture, nous nous sentons sales, avec la sensation d’avoir vagabondé dans les ruelles de Londres en compagnie des pires mécréants possible. Une ambiance que j’ai vraiment appréciée !

Les personnages sont tous très énigmatiques, on les survole parfois et essayons de comprendre pourquoi ils arrivent à certaines extrémités. Par certains moments, il m’arrivait de comparer cette fiction à la série américaine « American Horror Story ». Ici, le schéma semble assez similaire sauf sur la fin.
De plus, Jess Kidd nous offre les coupables sur un plateau, cela nous permet de mieux les appréhender, de découvrir leur pensée et leur motivation.
Il y a de nombreux flash-back qui nous permettent de connaître le passé de Bridie et du mystérieux fantôme qui la suit depuis le début de son enquête.
Le seul point négatif serait la rythmique du texte trop dense, parfois des descriptions qui viennent ajouter de la lourdeur. J’ai mis beaucoup de temps à finir le livre à cause de cela.

En conclusion, « Les voleurs de curiosités » est un roman très ténébreux qui nous offre une pléthore de personnages torturés. Une héroïne qui a du punch et qui possède vraiment d’innombrables talents pour résoudre les pires enquêtes possible. Je conseille vivement ce roman aux amateurs du fantastique gore, pour les âmes sensibles, il vaut mieux s’abstenir.




GLOBALE : 7,5 / 10
SCENARIO : 7 / 10
PERSONNAGES :  9 / 10
ECRITURE : 8 / 10
SUSPENS : 6 / 10

mercredi 17 mars 2021

Diamants

 




GENRE : Fantasy
EDITION : Mnémos
NOMBRES DE PAGES : 380
DATE DE PARUTION : 19 février 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Vincent Tassy



CHRONIQUES PRECEDENTES 







" D'un hiver sans fin naît l'espoir d'un printemps radieux
L'Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.

Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?
Serviteur, conseiller, dévoué ou confident
Dans le labyrinthe d'Œtrange, il devra le guider
Du royaume de Ronces, aux Brumes emplies de danger.

De l'hiver au printemps, de l'obscurité à la lumière
Percerez-vous les secrets de L'Or Ailé venu sur Terre ? "




Je vais ENFIN pouvoir vous parler du nouveau roman paru chez les éditions Mnémos ( je les remercie d’ailleurs pour m’avoir proposé de lire en avant-première ce bijou de la Fantasy).
J’ai toujours admiré la plume de Vincent Tassy depuis que j’ai ouvert le livre « Apostasie ». Découvrir l’auteur sous le genre de la « Fantasy » m’a tout de suite enthousiasmée ! Je n’avais qu’une hâte de pouvoir le lire.
Bon malheureusement les aléas de la vie m’ont coupé dans ma lecture, ce qui me désole énormément au vu de la qualité de ce récit !

Alamasonthe, reine de Vaivre et ses habitants, sont ceux qui vont accueillir « L’Or Aîlé » un ange qui descend de sa somptueuse cité pour leur apporter toute sa lumière et sa grâce. Mais sa venue est-elle aussi bienfaitrice ? Après maintes cérémonies, la personne qui va sacrifier sa vie pour le servir est enfin choisie. Sa vie sera totalement changée… Tout est désormais possible pour ce pays qui aspire à plus de grandeur. Mais avec la lumière se cachent de nombreux secrets.

« Diamants » est un sombre conte, rempli de tristesse et de désespoir, mais avec les ténèbres naissent la lumière, l’amour et l’espoir.
Vincent Tassy de sa plume poétique nous offre un récit de fantasy bouleversant et moderne. L’auteur vient briser les codes du genre en mettant en avant des protagonistes non genré (exemple avec Dolbreuse et l’Or Ailé). Il crée également des femmes fortes et puissantes, de fières combattantes qui ne sont pas assujetties aux hommes, bien au contraire.
Ce sont des points que j’ai vraiment appréciés dans ce roman, ce renversement des codes !
Les personnages sont tous aussi fascinants les uns que les autres. De l’amour, il le fait universel sans préjugés. Il devient le symbole de l’espoir pour le monde.
Il a réussi a créé un univers très riche, avec des légendes particulièrement fascinantes qui viennent apporter quelques pistes pour un final en apothéose. Tout était déjà écrit depuis le début du récit, mais c’est avec un ravissement profond que je me suis laissée porter.


L’auteur a également trouvé un équilibre parfait à ses personnages. Avec l’arrivée de l’Or Ailé, les protagonistes perdent et gagnent tous quelque chose. Des oxymores qui sont naturellement faits pour se confondre. Malgré les situations de profonde tristesse, on entrevoit une beauté et un espoir qui nous pousse à chercher le bonheur à travers les pages.
J’ai beaucoup apprécié Mauront, un homme simple qui désire pouvoir briller au sein de la cour de Vaivre. Sa vie sera bouleversée de voir son vœu exaucé quitte à abandonner sa propre autonomie.
Dolbreuse qui est un puissant mancien (capable de lire l’avenir dans les fleurs) perd ce qui fait de lui toute son utilité auprès de la reine.
Alamasonthe quant à elle, voit s'écrouler la chose pour laquelle elle s’est battue pendant des années.
Tout a un début et une fin. Le lecteur attend patiemment de savoir si cela évoluera en bien ou en mal.

« Diamants » est un roman remarquable, riche et tellement poétique que le lecteur se laisse porter dans les méandres de cette infinie beauté. C’est un écrin sombre et pourtant si somptueux, les diamants qui s’y cachent sont remplis de larmes de désespoir et de bonheur. Laissez votre cœur être pénétré par les reflets lumineux des diamants de l’Or Ailé, vous ne pouvez qu’être charmé ! 




GLOBALE : 9 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 8 / 10




lundi 22 février 2021

Solitudes

 



GENRE : Policier
EDITION : Calmann Levy
NOMBRES DE PAGES : 316
DATE DE PARUTION : 6 janvier 2021
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Niko Tackian
PRIX : 19€50 ( broché) / 9€99 (Ebook)




Après des études de droit et histoire de l’art, Nicolas Tackian a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse avant de devenir scénariste. Il devient auteur de bande dessinée et signe son premier projet aux éditions Semic, avant de rejoindre l'équipe de Soleil Productions avec laquelle il signe plus de trente albums, portant sur des genres comme : thriller ésotérique, science-fiction, dark fantasy, anticipation, polar, fantastique.

Il devient également scénariste pour la télévision et signe plusieurs épisodes de séries télévisées et des téléfilms. En 2015, il crée avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2.

Il écrit et réalise son premier film Azad en 2008 pour la collection Identités de France 2. Ce téléfilm raconte l'histoire d'un jeune homme travaillant dans le milieu de la bande dessinée qui prépare un roman graphique (Azad) pour retracer l’histoire de son grand-père et du génocide arménien. Cette histoire lui a été inspirée par le manuscrit laissé par son véritable grand-père Krékor Kandarian, décrivant son voyage vers la France pour fuir le génocide arménien de 1915.

En 2015 sort son premier roman Quelque part avant l'enfer aux éditions Scrinéo puis La nuit n'est jamais complète, un thriller en huis clos dans les sables du désert. Il partage ses activités entre l'écriture de roman et le scénario. En 2016, il signe aux éditions Calmann Levi et publie Toxique, puis Fantazmë, deux polars introduisant le personnage de Tomar Khan, commandant à la brigade criminelle parisienne.







" Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair.Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs. La victime est un message à son attention, il en est certain.
Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé. "


« Solitudes » est le premier livre de l’auteur que je lis. Quelle tristesse ! J’aurais dû me pencher sur ses récits bien avant, car j’ai adoré découvrir son nouveau roman.

« Solitudes » nous fait voyager à travers la beauté et l’immensité du Vercors. Un titre bien énigmatique qui pose pourtant la base de son récit. Chaque personnage est restreint dans sa propre intimité. Une solitude que certains tentent de rechercher, tandis que d’autres essaient de s’en défaire…

L’histoire débute sur une tentative d’assassinat raté… Elie Martins est un miraculé ! Bien qu’il subisse des crises d’épilepsie assez violentes et un passé oublié. Il vit au sein même du Vercors avec celui qu’on appelle « Chef Réda », jusqu’au jour où ils vont découvrir le corps d’une femme mutilée pendue à un arbre. La vie d’Élie va être totalement bouleversée !
C’est le lieutenant Nina qui va tenter de trouver la vérité sur cette étrange affaire. Elle qui pourtant possède ses propres fêlures, elle va devoir extraire toutes les pièces de ce puzzle macabre pour arrêter l’assassin qui sévit au milieu de ces montagnes.

« Solitudes » nous entraîne dans les confins de la psyché humaine. Les protagonistes nous offrent un panel d’émotions diverses, une vérité très réaliste sur l’être humain. Face à la rudesse de la nature en hiver, ils doivent combattre plusieurs ennemis, notamment leurs propres démons.
D’autant que ce tueur fait ressurgir des évènements du passé que certains auraient aimé oublier.

Niko Tackian a un véritable don pour traiter la psychologie de ses personnages. Nina tente d’oublier sa culpabilité vis-à-vis d’un ancien collègue qui a tout perdu, suite aux dénonciations de la jeune femme.
Élie se retrouve piégé entre le passé et le présent. Les sombres souvenirs refont surface lors de ses phrases de sommeil. Il ne parvient plus à savoir ce qui est réel ou non.
Le chef Réda est certainement un des protagonistes que j’ai particulièrement appréciés dans ce livre. Un homme plein de sagesse et de bonté qui tente toujours d’aider autrui, mais il est également une sorte de guide spirituel. C’est pour cela que la plupart des personnages le suivent sans se poser la moindre question.
Tout comme le paysan Jacques qui se trouve être le guide des « morts ». Il parvient à visualiser les auras des gens. Ce vieil aveugle arrive mieux que personne à distinguer tout ce qui pénètre dans la vallée qu’il connaît par cœur.
Finalement avec Réda et Jacques, ont obtient une petite dose de fantastique qui apporte encore un peu plus de tension au récit.

L’auteur a une plume tantôt subtile qui met parfaitement en évidence les émotions humaines, puis plus incisives dans les phases d’action. Il arrive à nous procurer cette avidité qui nous pousse à tourner les pages avec impatience.

« Solitudes » est un thriller psychologique où les émotions humaines sont mises à nues devant la brutalité de la Nature. Face à un tueur en proie à une vengeance meurtrière, angoisses et tensions sont au rendez-vous! Frissons garantis !



GLOBALE : 9 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SUSPENS : 9 / 10