Dernières Chroniques

DERNIERES CHRONIQUES LIVRESQUES


nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image

Affichage des articles dont le libellé est pocket. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pocket. Afficher tous les articles

vendredi 8 juillet 2022

LESTAT, LE VAMPIRE

 




GENRE : Fantastique
EDITION : Pocket
NOMBRES DE PAGES : 731
DATE DE PARUTION : 2013
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
DATE DE 1ERE PUBLICATION : 1986
TITRE ORIGINAL : Lestat The Vampire (The vampire chronicles)
AUTEUR : Anne Rice


CHRONIQUES PRECEDENTES





" Un vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d'une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon.Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts... "



/!\ RISQUE DE SPOILERS /!\



Dans ce deuxième tome, Anne Rice retrace l’histoire de l’indomptable Lestat de Lioncourt. Après, « Entretien avec un vampire » où Louis avait une image assez exécrable de son créateur, Lestat va raconter sa vérité, ainsi que celle des Enfants des Ténèbres, quitte à déclarer une guerre entre immortels.

Lestat est le dernier fils d’un riche seigneur en Auvergne. Il est considéré par son père et ses frères comme inutile. Seule sa mère le pousse à prendre son indépendance, à se libérer des doctrines familiales. Il se passionnera pour la chasse, jusqu’au jour où il rencontrera une meute de loups, dont il sortira vainqueur de la bataille, lui laissant une grande réputation. Il fera alors la connaissance de Nicolas, fils d’un marchand qui est pris de passion pour le violon. Tous deux finiront par partir pour Paris, voulant trouver la gloire… Mais c’est sans compter, le passage dans les ténèbres quand Lestat croisera un vampire.
À partir de cet instant, Lestat goûtera une nouvelle forme de liberté. Lui qui avait tant peur de mourir, il a obtenu finalement ce qu’il désirait. Seulement, il ne connaît rien sur les immortels, bien que nombre d’entre eux vivent dans le cimetière des innocents.

Lestat est un personnage qui aime provoquer, concevoir ses propres règles et se confronter aux autres. Quitte à attirer le mépris, voir la haine. N’ayant pas eu de Maître pour le guider sur la voie des Ténèbres, il a créé son propre clan. Premièrement avec sa mère, dont il l'appellera désormais Gabrielle. Ils entretiennent une relation plus profonde que parent-enfant (ce qui nous ramène à la liaison malsaine entre Claudia & Louis). Cet amour qui semble incestueux à de quoi provoquer le lecteur, voir à nous instiller une notion malaisante pour braver nos mœurs ancrées, qui provienne des règles définies par la société depuis que la religion chrétienne existe. Le second que Lestat crée est Nicolas, ami et amant dont la folie guette à la moindre contrariété. Bien que les circonstances soient différentes pour lui, son équilibre psychologique reste fragile.
Dans cette première partie du roman, Anne Rice tente d’établir la définition du bien et du mal. Est-ce que Lestat a raison en disant qu’ils ne sont pas mauvais ? Qu’ils sont juste une autre race, opposée des hommes ? Ou bien les vampires Ténèbreux qui se sont adaptés aux dogmes du catholicisme du XVIIIe qui dominent la plupart des pensées de la société, sont-ils les enfants du Diable ?
Lestat obtiendra un élément lors du récit du vampire « Armand ». Un protagoniste que l’on a déjà croisé dans « Entretien avec un vampire » semblait plus ou moins doux, voire attentionné avec Louis. Finalement, Claudia était sceptique sur ce vampire… Et il y a de quoi ! Armand est un ancien. Quand il rencontre Lestat, il l’a en horreur, car il incarne tout ce qu’il n’est pas… Lestat vit en pleine lumière au sein de la société humaine, tandis qu’Armand préfère côtoyer les Ténèbres. Il racontera son passé, où finalement Armand n’a jamais été seul. Il a toujours été sous l’autorité de quelqu’un, presque soumis. Cette soumission est son point faible, car il n’arrive pas à rester seul. (voir « Entretien avec un vampire » pour sa relation avec Louis).
Dans le récit d’Armand, Lestat sera obnubilé par Marius. Il tentera de retrouver ce dernier, même si tout semble indiquer qu’il est mort depuis longtemps…
Il finira par croiser sa route en Égypte, la vie de Lestat prendra un nouveau tournant suite à l'histoire de Marius et du secret qu’il cache depuis des millénaires…

« Lestat, le vampire » est un roman plus profond, qui s’ancre entièrement dans l’émotion. Cette recherche d’illumination divine dans les Ténèbres. Ils cherchent tous une sorte de rédemption, la solitude pèse au plus profond du cœur des immortels. Chaque fois, ils commettent des erreurs et qui les exposent ainsi au danger. Lestat désire changer leur société, que les vampires soient une grande communauté, où ils se soutiendrait tous, sans pour autant vivre dans les Ténèbres. Une vaste révélation aux humains !
J’aime particulièrement le style d’Anne Rice pour ses descriptions riches, ce ton sombre rempli d’émotions exacerbé pour nous plonger au cœur de la douleur et l’affliction. C’est un grand cru à boire sans modération.


GLOBALE : 9,7 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SUSPENS : 9 / 10




COUP DE COEUR !














jeudi 5 août 2021

Entretien avec un vampire

 





GENRE : Fantastique
EDITION : Pocket
NOMBRES DE PAGES : 511
DATE DE PARUTION : 2013
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
DATE DE 1ERE PUBLICATION : 1976
TITRE ORIGINAL : Interview with a vampire (The vampire chronicles)
AUTEUR : Anne Rice
PRIX : 8€20 (poche)







Anne Rice passe la plus grande partie de sa vie à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, où se déroule la majorité de ses histoires. Elle est la seconde fille d'une famille américano-irlandaise catholique. Sa sœur, Alice Borchardt, est aussi devenue une auteur célèbre.

Howard Allen devient « Anne » Allen à son premier jour d'école, quand une religieuse, Sœur Hyacinthe, lui demande quel est son prénom. Elle lui répond « Anne », considérant que c'était un joli prénom. Sa mère, qui est avec elle, la laisse parler sans la corriger, sachant que sa fille avait conscience de son véritable prénom. Depuis ce jour, tout le monde l'a appelée « Anne ». Son prénom est changé officiellement vers 1947.

En 1959, elle est diplômée du lycée Richardson puis enchaîne à l'Université du Texas pour femmes à Denton et, plus tard, au North Texas State College. Après un an à San Francisco, alors qu'elle travaille comme examinatrice d'assurances, elle retourne à Denton au Texas et se marie avec Stan Rice, son amour d'enfance, qui devient professeur à San Francisco peu après y avoir obtenu son M.A.. Tous les deux sont diplômés de San Francisco State University. De 1962 à 1988, Anne Rice vit et travaille dans la région de la baie de San Francisco.

Anne Rice n'est pas un auteur typique de littérature fantastique, même si elle a baigné durant toute son enfance dans la culture de La Nouvelle-Orléans — faite de vaudou et d'autres croyances — propice à l'élaboration de récits extraordinaires. Elle s'inspire de ce qu'elle a toujours connu, et à travers ses romans se dessine un hommage constant à la ville qu'elle chérit plus que tout.

En 1966, le couple a une fille, Michèle, qui meurt le 5 août 1972 à la suite d'une leucémie. La mort de sa fille a plongé Anne Rice dans un profond désespoir et c'est pour s'en sortir qu'elle écrit son premier succès : Entretien avec un vampire.

En 1978, le couple a un fils, Christopher. La famille revient s'installer à La Nouvelle-Orléans alors que Christopher est encore un jeune garçon. Grâce à son succès d'auteur, Anne Rice peut emménager dans la maison dont elle rêvait depuis toujours, à Garden District, un quartier de la ville. Cette maison est celle que la romancière décrit, trait pour trait, dans le premier tome des Chroniques de sorcières, la maison des Mayfair.

En 1998, elle retourne à l'Église Catholique, après plusieurs années où elle s'était décrite comme athée. Elle annonce qu'elle voudrait maintenant utiliser sa vie et son talent pour écrire afin de glorifier sa croyance en Dieu, mais qu'elle n'a pas renoncé à écrire les mêmes livres qu'avant. En 2010, elle annonce qu'elle se convertit à une foi chrétienne « indépendante ». En effet, elle déclare être en quelque sorte dégoûtée du christianisme, qu'elle décrit comme un groupe querelleur, belliqueux et hostile. La raison de cette conversion est, entre autres, le rejet de l'homosexualité par le christianisme (elle combat ardemment au nom des homosexuels et son fils, Christopher Rice, est ouvertement homosexuel).

En raison de sa santé précaire, elle se déplace très peu, mais reste en contact avec ses fans via Internet.

Le 9 mars 2014, elle annonce dans l'émission radio online The Dinner Party Show que son prochain roman la ramènera à sa série des Chroniques des vampires. Le livre, intitulé Prince Lestat, est paru le 28 octobre 2014 aux États-Unis. L'auteur présente ce nouvel opus comme une suite directe de La Reine des damnées.







« À La Nouvelle-Orléans, dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel, un jeune homme est le dépositaire d’un étrange et fascinant récit.
Deux siècles plus tôt, en Louisiane, riche propriétaire terrien, Louis n’a plus goût à rien. Dépressif, lassé de vivre, il n’aspire qu’au repos éternel. Lestat, jouisseur amoral, assoiffé de vie et de plaisirs, croise sa route et scelle son destin.
En le faisant vampire, il devient le guide de son âme damnée et torturée dans le monde de la nuit. »





« Entretien avec un vampire » est pour moi un classique de la littérature fantastique. Anne Rice a composé un univers riche, sombre et gothique.
Je n’ai malheureusement lu que les trois premiers tomes des « chroniques des vampires », mais j’ai eu à chacune de mes lectures un véritable coup de cœur.

Dans ce premier ouvrage, nous rencontrons Louis de Pointe du Lac. Un vampire vieux de plus de deux siècles qui raconte sa vie à un journaliste. Il lui fait part de son immortalité et tout ce que cela implique au fil du temps, les avantages tout comme les inconvénients.
Louis était un riche propriétaire d’une plantation en Louisiane. Quand une dispute éclate entre lui et son jeune frère qui meurt dans un terrible accident, Louis se morfond ne désirant plus rien d’autre que mourir. Il va alors rencontrer un mystérieux individu qui va lui offrir ce qu’il souhaite, mais tellement plus encore…

Anne Rice nous propose divers protagonistes avec des caractères diamétralement opposés. C’est une des grandes qualités de cette saga.
Louis est un personnage plein de bonté qui de son vivant n’était pas un fervent catholique. Quand sa transformation a eu lieu, il s’est toujours vu comme un démon. Il bascule alors du côté catholique qui croit au bien et au mal. Mais est-ce la réalité ? Louis n’aura de cesse de chercher cette réponse, notamment à travers d’autres vampires. Le seul exemple de vampire qu’il a eu sous les yeux n’étant que Lestat, il ne peut croire qu’ils soient tous aussi « mauvais ».
En effet, Lestat de Lioncourt est son opposé. Orgueilleux, il aime se complaire dans le luxe et prend plaisir à tuer ses victimes. Louis a pour Lestat une fascination assez merveilleuse au départ, puis la haine survient très vite entre eux. Pourtant, Lestat dans la réalisation de ses gestes et action, même si c’est très malsain, aime Louis.

Anne Rice n’hésite pas à jouer sur tous les tableaux concernant les questions de la sexualité. Pour l’Autrice, le vampire est une créature tout en sensualité (ce qui est souvent le code dans ce genre littéraire). Louis étant attiré par des hommes, des femmes, mais sa relation la plus importante pourrait être Claudia. C’est une petite fille de 5 ans qui devient une vampire redoutable. Au fil des siècles, Claudia est une femme enfermée dans un corps d’enfant, ce qui lui portera préjudice à de nombreuses reprises. Pourtant, les deux personnages s’aiment d’un amour passionnel. Ce côté homme et fillette est dérangeant dans l’aspect physique, même Louis se pose la question à plusieurs reprises. C’est une relation sombre, torturée.
Ce trio infernal offre des facettes incroyables ! Chacun à leur manière apporte quelque chose à l’autre. Claudia est pondérée, réfléchie. Louis est très sentimental et compréhensif, tandis que Lestat est impétueux, fougueux. Pourtant la curiosité de découvrir la vérité sur leur espèce va venir petit à petit briser leurs liens. On obtient un récit riche en émotion passant de l’amour à la haine en un claquement de doigts ! J’apprécie réellement le genre gothique pour cette esthétique. Il offre tellement plus de choses !

« Entretien avec un vampire » pose les bases de sa saga avec cette grande question. « Qu’est-ce que la mort ? » Anne Rice nous offre ici une ode à la mort sous toutes ses formes : tantôt douce, magnifique, sensuelle ou brutale, voire violente.
L’être humain qui a une peur féroce de la mort voit le vampire comme son digne représentant. Il est l’ange de la Mort personnifié. Les croyances religieuses le plaçant comme un démon, mais s’il en était autrement ? Louis apporte une première réponse à sa condition d’être immortel. En effet, le personnage n’est pas mort quand s’est achevée sa vie humaine. Il a toujours eu des émotions, de la compassion et de l’amour pour toutes les personnes qui l’entoure. C’est un évènement marquant sa vie d’immortel qui viendra mettre un terme à tout cela. Il dit lui-même qu’il ne pourra plus jamais aimer.
L’autrice a une plume incroyable. Beaucoup de lecteurs ont critiqué ses descriptions très accentuées, mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Nous sommes littéralement à la place de Louis. Il devient alors immortel, ses sens sont surdéveloppés ! Il est normal d’obtenir par son biais le plus petit détail de ce qu’il l’entoure, de ce qu’il arrive à percevoir autour de lui.

Je terminerai simplement en vous disant que si les vampires vous fascinent « Entretien avec un vampire » est un classique à ne surtout pas manquer. C’est une œuvre tellement riche, pleine d’émotions et de sensualité brutes qu’on ne peut pas rester insensible à ce roman. Je vous reparlerai de la suite de cette saga avec le second tome « Lestat, le vampire ».





GLOBALE : 9,5 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SUSPENS : 9 / 10




COUP DE COEUR !






mercredi 28 février 2018

Damné #2 - Le Fardeau de Lucifer





   GENRE : Fantastique / Historique
ÉDITION : Pocket
FORMAT : Papier
NOMBRES DE PAGES : 504
DATE DE PUBLICATION : 2010

DATE DE L’ÉDITION : 7 novembre 2013
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Hervé Gagnon
PRIX :8€20 (papier) / 9€99 (ebook)

 CHRONIQUE PRECEDENTE


http://skoldasybooks.blogspot.fr/2017/08/damne-1-lheritage-des-cathares.html








" 1210. Gondemar a découvert la véritable nature de la "Verité" dans le temple de l'Ordre des Neuf. Une révélation qui l'a profondément ébranlé. Mais, bientôt, il va devoir prendre la direction des Neuf et poursuivre sa mission. Car deux ordres distincts sont chargés de protéger chacun une part de la Vérité. Une seule personne, le Cancellarius Maximus, connaît l'emplacement des deux parts. Et lui seul décidera du moment où leur contenu sera réuni et dévoilé.
L'Eglise tremble sur ses fondations, et c'est du pays cathare que provient la menace. Pour elle, la Vérité est hérésie, et celui qui la révélera au monde, Lucifer..."



Coucou mes créatures !

Je viens vous donner mon avis concernant le second volet de la saga « Damné » d’Hervé Gagnon intitulé « Le Fardeau de Lucifer ».
Comme pour le tome précédent, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette suite trépidante à souhait. Entre combats épiques, quête de la Vérité et trahison, cette saga a su me combler à tous les niveaux !

Nous revenons donc auprès de Gondemar de Rossal qui vient d’apprendre le contenu du parchemin que les cathares nomment « La Verité ». Il va devenir un membre actif des Neuf, d’autant que la part de la Vérité qu’ils sont censés protéger a disparu. Il va devoir mener l’enquête, car pour lui, c’est une question de salut.
Avec ses amis, il va alors tenter de retrouver la seconde part de la Vérité pour qu’elle soit totalement à l’abri de leurs ennemis, notamment l’impitoyable Simon de Montfort.  

Il y a dans « Le Fardeau de Lucifer », une grande évolution dans le personnage de Gondemar de Rossal. Face à la quête qui lui a été octroyée par Métatron, il est prêt à tout pour atteindre son but. Pourtant, il devient à nouveau un être nettement plus sensible, retrouvant petit à petit cette humanité qui semblait l’avoir déserté. Même si selon l’Archange, son comportement vis-à-vis des autres est une faiblesse qui l’empêche de mener à bien sa mission, Gondemar préfère choisir la voie de la bonté. Il vient en aide à plusieurs reprises à ses amis ou collègues. Il trouve un peu de repos et de tendresse dans les bras d’une jeune demoiselle, dont les sentiments se font de plus en plus forts. Il ne perd pas son objectif de vue, mais il essayait toujours de sauver autrui, quand il le peut !
Bertrand de Montbard est certainement le personnage que j’apprécie le plus dans cette histoire. Depuis le premier tome, ce grand homme plein de conviction qui ne vit que pour la foi qu’il a envers les templiers ne dévie aucunement de son but. Quand il apprend ce que contient la Vérité, il est également prêt à donner sa vie pour que cette dernière reste en lieu sûr, protégé pour qu’elle ne tombe pas aux mains des chrétiens.
Malgré son langage fleuri, son apparence dure, c’est un homme au grand cœur. La relation avec Gondemar s’est nettement améliorée, bien qu’il aime toujours lui donner des conseils pour qu’il continue sur le droit chemin.
On retrouve également notre chère Pernelle qui fait encore une fois preuve de courage et de volonté très déterminée. Elle est pleine de force et poursuit son combat, malgré les blessures passées. Elle reste l’indéfectible amie de Gondemar et cela, peu importe où le destin les conduit.
Nous faisons la connaissance de nouveaux personnages, notamment Cécile de Foix (Fille de Raymond Roger V et sœur de Roger Bernard). Ils sont à Toulouse où la ville se trouve en état de siège par Simon de Montfort. Une fois encore, Hervé Gagnon me surprend en faisant de ce personnage, une femme atypique pour son époque. Elle est forte, courageuse et sait se battre quand cela est nécessaire.
On retrouve les mêmes traits de caractère chez son frère Roger Bernard qui devient très vite ami avec Gondemar. Il est noble de cœur, fidèle à sa parole, et se bat avec ardeur. Il n’hésite pas à parler fort, bien que cela puisse décontenancer les personnes qu’il côtoie. 

Hervé Gagnon nous propose une guerre entre les croisés et les cathares de Toulouse tout aussi prodigieuse en détail que dans le tome précédent. J’aime pouvoir lire les tactiques entreprises par les protagonistes pour mener leur bataille à terme et succès.
Cette justesse nous place littéralement aux côtés des héros, comme-ci nous vivions ce combat avec eux. Les descriptions, les plans qui s’étalent sous nos yeux, nous offre une œuvre d’art vivante où l’on tente d’attraper la plus subtile note.
On pourrait également dire de l’auteur qu’il a un côté « féministe ». Toutes les femmes présentes dans sa saga possèdent un rôle majeur à jouer (Pernelle, Esclarmonde, Cécile). Contrairement à certains auteurs qui n’hésitent pas à mettre la femme dans un rôle de second plan, ils se contentent souvent de les cantonner au rôle de mère qui pouponne et prend soin de sa famille.
Ici, nous n’avons pas ce schéma typique pour un récit se posant au Moyen-âge ! Cela donne un côté plus ambitieux à sa fiction, prouvant que les capacités des femmes équivalent autant celles d’un homme. Juste pour ce point, je ne peux que tirer mon chapeau à M.Gagnon.

Je terminerai en disant que « Le Fardeau de Lucifer » est stupéfiant tout comme son prédécesseur. Un gros coup de cœur pour moi. Je vous conseille vivement de lire cette saga, si vous ne la connaissez pas ! Je pense que personne ne peut être déçu avec un tel roman. Le tome 3 m’attend sagement dans ma bibliothèque.








GLOBALE : 10 / 10
ÉCRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 10 / 10

COUP DE CŒUR !











dimanche 20 août 2017

Damné #1 - L'héritage des cathares


 


   GENRE : Fantastique / Historique
ÉDITION : Pocket
FORMAT : Papier
NOMBRES DE PAGES : 544
DATE DE PUBLICATION : 2010

DATE DE L’ÉDITION : 3 janvier 2013
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Hervé Gagnon
PRIX :8€20 (papier) / 9€99 (ebook)




Il détient un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat en histoire, ainsi qu’une maîtrise en muséologie. Il se spécialise dans la muséologie historique, travaillant depuis 1986 à la mise en valeur de la culture et du patrimoine. Il a enseigné dans diverses universités, en plus d’avoir rédigé quelques manuels scolaires.

Également écrivain, il a publié plusieurs romans jeunesse et séries, principalement concentrés sur le roman historique, dans lesquels il ajoute une touche d’ésotérisme et de fantastique. Il allie ainsi le plaisir de lire une histoire, tout en apportant à ses lecteurs une touche de connaissances générales en histoire. Plusieurs de ses œuvres ont non seulement touché le Québec, mais ont également voyagé en France et en Pologne.

Il s'est également tourné vers le roman policier avec son roman Jack, publié en 2014.

+ FACEBOOK

 


Né en 1185 en pays cathare, Gondemar, fils du seigneur de Rossal, n'est pas un enfant comme les autres. Il est né voilé, signe de malédiction.
A 14 ans, il fait la connaissance de Bertrand de Montbard, ancien templier et maître d'armes redoutable qui protège le village des brigands.
Au fil des années, Gondemar devient un guerrier féroce. Jusqu'au jour où il est assassiné.
Après un séjour en enfer, il revient d'entre les morts avec pour mission de protéger "la Vérité". L'enjeu de cette quête où vont s'affronter Cathares, Templiers, Croisés et Parfaits : le salut de son âme ! "




Bonjour mes chers loulous !


Aujourd’hui, je viens vous parler d’un fabuleux roman : « L’héritage des cathares » d’Hervé Gagnon. Il s’agit d’un récit fantastique/historique. J’avais découvert la quatrième de couverture par hasard sur le Net. J’ai été intriguée, puis finalement je me suis laissée tenter ! Franchement ? Je ne le regrette absolument pas. La saga « Damné » est vraiment très prometteuse avec ce premier tome stupéfiant.


Nous sommes au XIIe siècle, où nous faisons la connaissance de l’enfance de Gondemar de Rossal, le héros du récit. Jeune homme maudit dès sa naissance, car il est né voilé (avec les poches des eaux qui n’ont pas été rompues lors de l’accouchement), est voué à incarner les superstitions de Rossal. Petit à petit, on suit le cheminement de sa vie, un jeune garçon martyrisé par les autres sur des superstitions. Alors, un beau jour Gondemar décide de se transformer en ce que son peuple redoutait de lui… Il devient le mal incarné, se condamnant lui-même à la déchéance de son âme.
Mais sa supériorité sur autrui ne durera pas, il se fera tuer par des bandits. Son âme est ainsi envoyée en Enfer, pourtant un ange divin vint lui donner une seconde chance de rattraper ses fautes et ses crimes. Il va devoir protéger la « Vérité ». Il ne connaît rien sur cette quête. Mais le long de son chemin, il va entrevoir les signes pour le guider dans le Sud, aux côtés des croisés envoyés par le Pape Innocent III pour tuer les Hérétiques. Mais pourquoi Dieu voudrait-il qu’il assassine des innocents ? Où se situent le bien et le mal ? La foi chrétienne de Gondemar sera remise en doute au fil de sa quête !


Avec « Damné » ne vous attendait pas à une jolie histoire romanesque que l’on pouvait découvrir au Moyen-âge comme avec les récits de Chrétien de Troyes. Non, ici l’auteur nous montre toute l’horreur des batailles, de la pauvreté et de l’asservissement des serfs à leurs seigneurs. 

Le personnage de Gondemar de Rossal est très intéressant ! Il passe par plusieurs phases : tout d’abord, c’est un enfant qui aime apprendre et découvrir. On détecte très vite une vive intelligence, il s’accoutume rapidement à son futur rôle de seigneur de Rossal. Pourtant les superstitions des serfs de la seigneurie vont littéralement le transformer en monstre. Pour avoir le respect qui lui est dû, il va faire régner la terreur en apprenant à combattre grâce à Bertrand de Montbard qui le prend sous son aile et fera de lui un homme puissant. Gondemar va devenir impitoyable, tyrannique avec ses serfs et commettre les pires atrocités. Rien d’étonnant que sa mort le conduise droit en Enfer… Pourtant, il va pouvoir se racheter auprès de Dieu en effectuant une mission en son nom. Dans cette seconde partie de l’histoire, on redécouvre la facette de bonté qu’il avait jadis durant son enfance aux côtés de son amie Pernelle.
Il y a ensuite Bertrand de Montabard, un guerrier puissant et presque invincible qui vient à Rossal pour protéger les habitants des bandits et après à Gondemar à se battre. Il sera son ange gardien, celui fera de lui un être pourtant abject. Le guerrier se rendra coupable des crimes de son protégé, car il l’a lui-même formé. Il va alors décider de le suivre à travers la France pour lui rappeler constamment les péchés qu’il a jadis commis.
Pernelle, une jeune serve pauvre et famélique qui vit à Rossal va subir un destin tragique. Malmenée par son père, puis par des bandits elle se résout à quitter le village. Elle fut la seule amie de Gondemar qui s’en est toujours voulu de ne pas avoir su la protéger. Pourtant, leur chemin va se retrouver dans un univers que Gondemar n’aurait jamais pensé. Elle devient une femme forte et bienfaitrice pour autrui.


La chose principale que j’aime avec un roman, c’est « apprendre » et « découvrir » des faits véridiques qui se sont réellement produits dans notre pays. Je ne connaissais rien sur la croisade contre les cathares ! Hervé Gagnon a su m’intéresser sur le sujet, me faire découvrir des aspects historiques intéressants ! On retrouve donc les croisés, les templiers et bien évidemment les hérétiques qu’on nomme « parfaits ». Dans « Damné », nous apprenons comment la chrétienté voulait soumettre les peuples qui ne partageaient pas leurs idéaux et l’oppression qui régnait à cause de cela. Le pape s’accordant le droit d’envoyer des nobles, des chevaliers tuer au nom de leur Dieu de pauvres innocents.
Hervé Gagnon a créé un roman sombre et très détaillé. Il n’hésite pas à mettre l’horreur de l’être humain en avant, par le meurtre, les tortures et le viol des plus faibles. Sa plume acérée nous plonge littéralement au cœur de ce récit épique, aux batailles sanglantes et fiévreuses du Moyen-âge, observant le mal dans toute sa splendeur.


Je terminerai en disant simplement que si vous aimez les romans historiques, ce livre est fait pour vous. J’ai réellement eu un gros coup de cœur pour ce premier tome, tant le suspens et l’action m’ont happé dès le premier chapitre. Si vous appréciez principalement les romans qui traitent des templiers ou des croisades, vous serez amplement satisfait de celui-ci ! Je n’ai qu’une hâte continuée à lire cette saga, le plus rapidement possible. 







GLOBALE : 10 / 10
ÉCRITURE : 9 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 10 / 10

COUP DE CŒUR !