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samedi 12 novembre 2022

Vila Emilia #1 - Observation

 






GENRE : Thriller Historique
EDITION : Auto-Edition
NOMBRES DE PAGES : 463
DATE DE PARUTION : 28 octobre 2021
AUTEUR : Elodie Faiderbe
PRIX : 16€90 (papier) / 2€99 (Kindle)





Sa jeunesse se perd dans un Paris imaginaire où chaque coin de rue recèle de trésors pour son inspiration. Élève rêveuse et timide, ses livres sont depuis toujours ses compagnons de récréation. Mais c'est à l'âge de dix ans, lorsque son père lui offre une machine à écrire qu'elle décide de donner vie à son monde chimérique en écrivant des petites nouvelles horrifiques inspirés de Chair de Poule.

Plusieurs années après, elle décide enfin de se lancer au cours d'une soirée d'orage. Son premier roman, La fourmi qui rêvait de devenir libellule, est édité aux éditions Cyplog depuis septembre 2020.

Grande admiratrice de Tim Burton et de Stephen King, elle s'intéresse également au fantastique. Dresseuse de Pokémon à ses heures perdues, elle aime autant les licornes que les zombies.  elle aime voguer entre l'amour contemporain et le thriller horrifique. 







" Londres 1886.Orpheline, Emilia vit sous le joug de son tuteur : lord Dorian Jacobson. Séduisant comte excentrique le jour, tueur sadique et impitoyable la nuit.
En parfait gentleman, Dorian régale et fascine la haute société par son charisme et sa prestance.

Tous sont en admiration devant cet homme.
Tous sauf elle.

Car depuis que Dorian a massacré sa famille, Emilia ne vit plus que pour une seule chose : la vengeance. Par un étrange pacte de sang, son tuteur lui a fait la promesse de lui enseigner son art meurtrier. Mais en échange, Emilia lui devra l’éternité en l’achevant une fois son apprentissage terminé.
Alors que ses macabres leçons débutent enfin à sa seizième année, un dangereux tueur en série sévit à son tour dans les rues de Londres : l’empailleur.
Guidé par sa soif de sang et sa folie destructrice, Dorian décide de les entrainer dans une enquête où l’initiation d’Emilia devra faire face à de sanglants rebondissements.

Commence alors une valse mortelle entre le papillon et le serpent.
Commence alors un jeu implacable, coincé entre vengeance et séduction. "




 Je découvre ce premier tome avec un réel enthousiasme ! Ce livre m’a été offert par mon amie Lili pour mon anniversaire, je suis heureuse qu’elle me connaisse aussi bien.


« Bienvenue au manoir Soulridge, lieu de damnation. Emilia est bien placée pour le savoir. Son tuteur, le comte Dorian Jacobson est le responsable de la mort de sa famille. Depuis cet instant, seule la vengeance anime la jeune femme, quitte à plonger dans les ténèbres et le sang ».

Vous prenez une histoire se déroulant à l’époque victorienne en Angleterre, des tueurs psychopathes, des relations humaines complexes, des enquêtes policières. On obtient tous mes ingrédients favoris pour un excellent livre.

Emilia est une jeune femme qui se démarque de la gent féminine du XIXe siècle. Elle offre une vision plus moderne de la femme, très féministe. Elle possède un caractère fort. Elle prouve à autrui qu’elle vaut autant qu’un homme ! Elle aussi peut faire preuve d’intelligence et de compétences scientifiques. D’ailleurs, Dorian y veille en ce sens. Il a décidé qu’elle deviendrait l’héritière de son art macabre.

Dorian Jacobson a tout du parfait psychopathe. C’est un, très manipulateur et méthodique, il détermine tous ses actes pour venir nourrir son sombre dessein. Bien que pour l’instant son passé et sa personnalité restent assez énigmatiques, je ne doute point que notre chère Emilia arrivera à percer ses mystères. Même si la jeune femme semble être sous son contrôle total.

Ils ont un lien assez sinistre et complexe, toujours à calculer les prochains coups de l’autre. Ils vont devoir également faire face à second tueur « l’empailleur ». Ils vont partir sur ses traces sanglantes pour découvrir qui se trouve derrière les meurtres et pour Dorian pour satisfaire sa soif.

Elodie Faiderbe a créé un univers très détaillé sur le plan humain. Les protagonistes sont travaillés avec minutie et profondeur. Je voyais au début la relation Dorian/Emilia avec scepticisme, mais quand on discerne les contours du comte Jacobson. Rien d’étonnant qu’Emilia ne puisse s’extraire de sa toile sans dommage.
L’autrice a une écriture fluide, dont le temps au présent ne vient pas freiner l’immersion du lecteur. J’aime également cette période victorienne qui me fascine depuis ma plus tendre enfance. On retrouve de nombreux clins d’œil à des artistes et personnalités marquantes de ce siècle : Oscar Wilde, Mary Shelley, Charles Darwin, Charles Dickens et par certains côtés analytiques de Arthur Conan Doyle.
Il s’agit bien évidemment d’un univers sombre, sanglant dont j’ai apprécié me plonger aux côtés des criminels pendant leurs « petits moments  poétiques ». Tout est d’une précision chirurgicale pour que votre imagination ne puisse pas se détourner de la scène infernale.

Je dirai simplement pour conclure que ce premier tome introductif nous baigne dans l’horreur et le sang avec efficacité, que la vengeance d’une jeune femme va la pousser un peu plus près des ténèbres de son tuteur, mais saura-t-elle les contrôler ? Rien n’est moins sûr ! A lire en toute connaissance de cause, cela va de soi.  









GLOBALE : 9 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SUSPENS : 8 / 10


vendredi 2 juin 2017

Book Haul - Mai 2017





ACHATS ROMANS / COMICS

L’image contient peut-être : 2 personnes 

  • Walking Dead #27 - Les Chuchoteurs de Robert Kirkman & Charlie Adlard (Delcourt)
  • Willow Wonderland de Joss Whedon , Jeff Parker, Brian Ching & Christos Gage (Dark Horse)
  • Les Outrepasseurs #4 - Ferenusia de Cindy Van Wilder (Gulf Stream)
  • Miroir, Miroir de Serena Valentino (Hachette)
  • Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, intégrale 4 de Lemony Snicket (Nathan)

 

  • Six of crows #2 - La cité corrompue de Leigh Bardugo (Milan Jeunesse)

 LIVRES NUMERIQUES

 

  • Conspiration #4 de Sam Carda (Auto-Edition)

 

  • La route des montagnes de Franck Hervson (Auto-Edition)


RÉCEPTIONS


Tout d'abord, je vous présente le super cadeau de mon amie +Nimgarthielle McLogan Holmes 
Elle m'a totalement gâtée !

Aucun texte alternatif disponible. 

  • La Dernière Terre, intégrale 1 de Magali Villeneuve (Auto-Edition) 

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  • Aeternia #1 - La marche du prophète de Gabriel Katz (Pocket)



Ensuite, il s'agit de réceptions provenant de concours et de la masse critique de Babelio. 

L’image contient peut-être : texte 

  • Par-Delà les siècles de Valérie Faiola (Auto-Edition)


Aucun texte alternatif disponible. 

  • Mémoires de Guerre #1 - Une jeunesse volée de Aloysius Pappert (Salvator) 






jeudi 19 janvier 2017

Creuse la mort



Couverture Creuse la Mort 


GENRE : Fantastique / Horreur
ÉDITION : Auto-édition 
FORMAT : Ebook/Epub
DATE DE PUBLICATION : 15 Septembre 2016
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Paul Clément
PRIX : 3€99 (ebook) - 12€99 (papier)



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 Âgé de 25 ans, Paul est diplômé de l'EDHEC, une célèbre école de commerce de Lille ainsi que d'une université de Brisbane en Australie.
Passionné d'écriture, il voue surtout une passion dévorante aux zombies et autres morts-vivants auxquels il dédie un blog (myzombieculture.com), le premier site francophone consacré à la culture zombie, dont il est le fondateur et le rédacteur en chef.
Fruit de ses deux passions,Les Décharnés Une lueur au crépuscule est son premier roman. Sa seconde excursion littéraire a accouché, à la fin de l'été 2016, de Creuse la mort, un thriller horrifique recevant un accueil critique particulièrement élogieux tout comme son prédécesseur.
Aujourd'hui, Paul voyage dans un monde imaginaire aux côtés d'orphelins dont il racontera les aventures dès 2017.


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" Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ?
Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond.

C'est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu'il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l'ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s'il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?

Enfoncez-vous dans l'horreur avec Creuse la Mort."


 



 
Ma première lecture auto-édité est donc la seconde œuvre de Paul Clément : « Creuse la mort ». Il était temps pour moi de découvrir un peu les romans indépendants de certains messieurs.
Ce roman est rempli de suspens et d’action, ainsi que de morts-vivants pas comme les autres.


Frédéric Urbain est conseiller bancaire en petite province, marié à Renée, ils ont une fille prénommée Emma. Une vie tranquille en apparence, jusqu’au jour où un trou apparaît dans leur jardin. Les interrogations de Fred commencent à fuser : pourquoi faire un trou dans son jardin ? Y’a-t-il des travaux ?
Il a beau reboucher ce fameux trou, tous les soirs des fossoyeurs viennent creuser, offrant au total trois trous symétriques dans son jardin. Qui sont-ils réellement ? Pourquoi font-ils cela ?
La famille de Fred n’est pas la seule à posséder cette anomalie sur leur terrain, plusieurs personnes commencent à signaler ce fait, dans d’autres villages, en National puis à l’international.
Fred décide de prendre les choses en main, voulant à tout prix protéger sa famille de cette étrangeté. Pourtant, l’homme va sombrer jour après jour dans le désespoir. Le devoir qu’il pensait réaliser va se transformer en vrai cauchemar.


L’ensemble des protagonistes offre divers points de vue sur le héros. Fred est quelqu’un d’attentionné et protecteur, surtout avec sa petite fille Emma. Quand l’anormalité de ces trous lui saute aux yeux, il va en faire une fixation. Sa femme commence à craindre qu’il perde la tête, donnant ainsi raison à son beau-frère, Eric. Personne ne semble prendre ses craintes au sérieux…
Grâce aux points de vue externes de ces autres personnages, le lecteur vogue entre folie et réalité. Qui a raison ? Fred ou ses proches ? Quand la vérité éclate sous nos yeux, nous sommes dans un sens soulagé, même si le cauchemar est d’autant plus horrible.
Renée m’a paru vraiment exaspérante. Certes, elle fait son possible pour comprendre son mari et l’aider, mais elle prend la fuite. Elle le laisse ainsi à sa détresse émotionnelle, au lieu de le soutenir. J’ai trouvé qu’elle était un peu une tête à claques (oui, oui je l’assume *rit*)
Comment réagir devant une situation extrême ? Souvent en restant en groupe, cela fonctionne toujours le mieux. Du coup, on ne s’étonne pas de voir ce joli petit monde partir sens dessus dessous.
Un côté négatif de Fred ? C’est qu’il abandonne des personnes pour sauver soit sa propre peau ou celle de sa famille. Dans le second cas, je comprends totalement. Mais il révèle également un point très important pour le récit, une réalité flagrante. Quelle personne aujourd’hui viendrait en aide à son prochain ? Très peu, il faut bien l’avouer. Fred fait donc partie de cette statistique.
À son opposé, on a Eric. De par sa fonction de policier, il est le héros dans toute sa splendeur qui vient au secours des citoyens. Je trouve réellement intéressant le choix de l’auteur d’avoir créé un personnage qui finalement représente la majorité de la population.


J’ai été agréablement surprise par la prose de l’auteur. D’une qualité excellente, sa plume nous entraîne dans son monde surréaliste et riche dans cette apocalypse. Il donne un nouvel angle au thème des « morts-vivants » qui m’a fortement plu ! Cela change des zombies putrides, je peux vous l’assurer.
Par contre, j’ai trouvé certaines similitudes avec la saga « Walking Dead », notamment à la conclusion de l’histoire, concernant Fred. Il s’agit d’une ressemblance quasiment parfaite avec Philip Blake et sa folie (à méditer pour ceux qui connaissent les comics/romans). Un autre élément représentatif de la saga emblématique est la propagation. Robert Kirkman a fait le choix de ne pas divulguer l’origine du virus. Certes, dans « Creuse la mort » il ne s’agit pas de virus, mais son début reste totalement inconnu aux lecteurs et je trouve cela tellement frustrant. Un petit côté sadique bien assumé pour nous rendre fous. J’aurais malgré tout fortement apprécié connaître l’élément perturbateur du scénario.


En conclusion, « Creuse la mort » est un excellent roman fantastique. Paul Clément a une nouvelle vision des morts — vivants vraiment très intéressante. Le récit est riche en suspens et action, même si certaines de nos interrogations restent floues. On se laisse aisément porter par l’enchaînement du scénario. J’ai fait une jolie découverte ! Je vous recommande chaudement ce roman si vous appréciez les univers décalés et horrifiques. Vous passerez un agréable moment en compagnie des fossoyeurs !

  
EXTRAITS

" Cette fosse parfaite et effrayante, sa petite jumelle d'une perfection comparable ; deux invraisemblances qui, hilares , s'amusent à balancer ma raison d'un coin à l'autre de mon cerveau. Il n'y a rien de rationnel à la présence de telles choses ans mon jardin et mon esprit sait cette bataille perdue d'avance : il ne trouvera pas d'explication." - Chapitre 6

* * * 

" Chahutés par le vent, les troncs grincent et se balancent dangereusement. Les bois résonnent de l'écho des légers branchages qui chutent au sol. J'ai la désagréable sensation que l'on nous observe. Pourtant tout semble normal, la forêt s'ouvrant devant moi comme un frigo glacial d'épines et d'écorces." - Chapitre 15

* * *

" Que ne donnerais-je pas pour craindre moi aussi l'action d'un homme dément, d'une erreur de la création qui aurait décidé de se divertir à sa façon ? un simple psychopathe comme notre société en fabrique si souvent. Mais ma peur va bien au-delà. Elle s'aventure ans des contrées où la nuit se retourne contre l'Humanité, où des cris monstrueux agressent mes tympans et où la terre semble envahir mon estomac. Des fosses si parfaites dans un monde si abject : j'en tremble d'effroi." - Chapitre 17

 




GLOBALE: 9 / 10
ÉCRITURE :10 / 10
SCENARIO: 9 / 10
PERSONNAGES: 8 / 10
SUSPENS : 10 / 10















jeudi 6 octobre 2016

Le Loup Gris




http://img.livraddict.com/covers/207/207088/couv61226724.jpg 

 GENRE : Fantasy / Jeunesse
ÉDITION : Auto-Edité
FORMAT : Epub
DATE DE PUBLICATION : 2012
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Aurélie Chaateaux-Martin
PRIX : 2€99 (ebook)





Aurélie Chateaux-Martin est écrivain de nombreux romans fantasy, dont une partie plus tournée jeunesse, et l'autre plus adultes.
Elle a créé un univers unique, le "Monde Caché", sur lequel se déroule la totalité de ses aventures. Chaque série de romans, ou roman unique dans le cas du "Loup Gris", se lit séparément, mais tous ensemble, ils forment une grande fresque où l'on retrouve des personnages, de près ou de loin, et où les histoires se suivent, ou se croisent.
Elle aime travailler plus spécialement sur le caractère, la personnalité et les émotions de ses personnages, afin de les rendre plus humains, plus réels, plus proches de nous. Ses héros sont loin d'être parfaits, ils ont comme nous des doutes et des travers, mais ils luttent sans cesse dans leur propre monde intérieur autant que dans un environnement extérieur pas toujours très sécurisé, afin de trouver un meilleur équilibre, et de sortir victorieux de leurs quêtes...

En parallèle, Aurélie se passionne pour la danse orientale et a sorti un essai sur les bénéfices de cette fabuleuse et très ancienne danse pour la santé. Rien à voir avec ses romans... Si ce n'est que, de passage dans des pays très orientaux, certains personnages seront confrontés à la magie de la danse orientale...








" Tracy Deathmort est un jeune sorcier aventureux et courageux. Un peu trop aux dires de certains qui le traiteraient même de casse-cou...
Autant dire qu'il est taillé pour les nombreuses aventures que lui réservent les chemins sinueux de Monde Caché! Et ce n'est pas tout : Tracy est un jeune homme plein d'esprit, d'humour et d'idéaux élevés... surtout lorsqu'il s'agit d'amour! Alors qu'est-ce qui le lie avec Esalf, apprenti magicien rebelle et pour le moins débauché?
Étrange, touchante,drôle, leur rencontre les unira pourtant plus que
  quiconque, et leur amitié des plus atypiques sera aussi solide que durable... Les épreuves qu'ils traverseront autant que les joies qu'ils partageront feront de chacune de leurs rencontres de chaleureux moments de franche camaraderie.
Les nombreuses tribulations de Tracy lui donneront bien des sujets à débattre avec son nouvel ami. Au centre de tous, l'amour, leur Paradis, un Eden éternel pour Tracy contre une prairie de fleurs fraiches et innombrables que recherche Esalf...

 Le jeune idéaliste trouvera-t-il l'équilibre et la paix? La rencontre de ses rêves et de la réalité du monde pourra-t-elle se faire sans déclencher d'ouragan? Connaissant la nature fougueuse de Tracy, on ne peut qu'en douter...
"






Avant tout, je tiens à remercier Aurélie Chateaux-Martin qui m’a gentiment proposé de lire son roman. L’auteure nous emmène droit au cœur d’un univers de Fantasy riche en diverses créatures fantastiques. Dans ce roman qui conte l’histoire du « Monde Caché », nous découvrons des héros touchants !


Dans « Le Loup gris », nous suivons les pas de deux amis : un sorcier du nom de Tracy Deathmort et d’un magicien Esalf. Le premier qui vient d’atteindre sa maturité décide de retourner dans le Monde Caché, désireux de découvrir l’endroit où il est né. Tracy veut également connaître la véritable histoire concernant la mort de ses parents, un mois plus tôt. Pour cela, il n’aura d’autres choix que de trouver son Oncle pour obtenir des réponses, bien que ce dernier n’a jamais été présent pour ses parents.
Esalf quant à lui, c’est un jeune magicien qui poursuit ses études au sein de l’Ordre : une assemblée aux règles strictes, car ils doivent rester chastes et vertueux. Tout ce qu’Esalf n’est pas ! Par un heureux hasard, les deux jeunes hommes vont se croiser, à partir de cet instant, ils ne se quitteront plus. Malgré leurs convictions totalement différentes. 


Aurélie Chateaux-Martin a fait de cette histoire, une ode à l’amitié éternelle. Malgré les oppositions des protagonistes, ils ont réussi à rester amis. Personnellement, je n’ai pas beaucoup apprécié Esalf pour son côté débauché. Je suis un peu comme Tracy qui préfère l’amour romanesque que les histoires sans lendemain. Pourtant, une chose que l’on peut apprécier chez Esalf, c’est sa fidélité à toute épreuve envers son ami sorcier. En effet, à maintes reprises il lui viendra en aide et lui remontera le moral.
Tracy Deathmort a tout du preux chevalier que l’on retrouve dans les romans du Moyen-âge, avec l’amour courtois qui renvoie à l’image de Lancelot du Lac ! Fidèle dans sa parole, ainsi que dans ses actes, ce jeune homme n’hésite pas à risquer sa vie à maintes reprises pour sauver autrui. J’ai été totalement sous son charme.
Mais cette relation apporte un atout majeur au sein de leur amitié, c’est que les deux personnages arrivent à se remettre en question grâce à l’autre. Esalf sait qu’il se comporte mal, grâce à Tracy, il tente de mettre un peu d’ordre dans sa vie. (Même si cela n’est pas toujours facile). Tandis que Tracy pousse ses ambitions plus loin qu’il ne l’aurait imaginé sans l’aide d’Esalf, grâce à lui, il découvre des choses qu’il n’aurait certainement pas faites seul. Que ce soit pour l’amusement ou ces choix concernant sa vie.

C’est un roman centré sur les relations humaines qui vogue entre amour et amitié. Les personnages souffrent plus à cause de leur rapport, que les combats qu’ils vont rencontrer sur leur chemin. J’aurais aimé que les protagonistes soient également plus plongés au cœur de la magie ou combattant des puissants ennemis. Le petit défaut est justement que lorsque Tracy est en mission, ces dernières se terminent très vite. Bien que l’image du Roi des Elfes noirs est assez sombre, j’espère le retrouver dans la suite, car je ne pense pas qu’il puisse laisser vivre tranquillement Tracy après l’affront qu’il a subi. Je veux voir des personnages prisonniers d’une quête bien plus grande et puissante qui doivent les conduire sur des chemins qu’ils n’ont pas décidé d’emprunter. Peut-être que cela fait cliché dans la Fantasy, mais j’aime toujours le côté aventureux de ce type de littérature.

L’univers du Monde Caché est vraiment très riche. Dans cette histoire, l’auteure a surtout montré les civilisations des nains, des elfes et des humains. Mais elle évoque également les hobbits, les gobelins et les orques. Je ne doute pas un seul instant que l’on retrouvera toutes ses créatures dans ses autres romans !
J’ai aimé découvrir ses contrées magiques remplies de dangers et de merveilles. J’ai pris mon temps pour lire cette histoire et m’immiscer dans ce monde haut en couleur. J’ai toujours affectionné la Fantasy pour le côté onirique aux multiples dangers. 

Quant à la plume de l’auteure, elle est tout simplement exquise. Encore une fois, l’auto-édition prouve que l’écriture n’est pas bâclée, mais riche en détail avec une maîtrise parfaite de la langue française. Aurélie connaît les termes parfaitement utilisés dans le domaine de la littérature Fantasy, tout comme certains termes que l’on trouve dans les romans du XIVe siècle. Un vrai régale !


Je dirais simplement pour conclure que je vous conseille les ouvrages de cette auteure. C’est avec grand plaisir que je me pencherai sur ses œuvres qui traitent toutes du « Monde Caché ». J’ai envie d’en découvrir plus sur son monde enchanté ! 




EXTRAITS


« Tracy avait été touché par la perfection des elfes, et quoiqu’il pensât que son père exagérât l’imperfection humaine, il n’en avait pas moins pu constater que ces créatures-là, merveilleux immortels, étaient bien au-delà même des légendes qui chantaient leur beauté. »


* * *

« Il avait envie de suivre les pas de son père, de devenir un rôdeur, d’être libre, libre mais au service du Bien. Il sentait que c’était là sa place, et que tant qu’il n’y serait pas, il ne pourrait accomplir ce pour quoi il était né. »


* * *

« Qu’est-ce qui les liait si fort l’un à l’autre ? Ils semblaient inséparables, et pourtant ils étaient en profond désaccord quant à leur façon d’envisager la vie, semblait-il. Cependant, ils avaient su trouver l’un chez l’autre, quelque chose qui les avait rendus proches, qui avait fait naître une amitié qui semblait aussi solide qu’un roc. »


* * * 


« Il lança un regard terrifié au grand bâtiment qui se dressait devant lui. C’était un chef-d’œuvre d’architecture, et il possédait toutes les caractéristiques des édifices des elfes noirs : beauté, prestance, harmonie, morbidité et immoralité. »


* * *


« Au final, pourquoi on passe notre temps bourrés ? demanda Tracy. Il nous arrive régulièrement des ennuis, quand on est ivres, et en plus, on ne s’amuse pas forcément mieux... »


* * *

« Même s’ils étaient très différents, même si leur façon d’envisager la vie était loin d’être identique, ils s’aimaient comme deux frères et peinaient à se séparer. Ils étaient l’un pour l’autre le seul vrai ami qu’ils possédaient. Le seul pour qui ils auraient tout risqué, le seul en qui ils pouvaient avoir une confiance aveugle. »






GLOBALE : 8/10
  ÉCRITURE: 10/10
SCENARIO : 7/10
PERSONNAGES : 8/10
SUSPENS : 7/10