Dernières Chroniques

DERNIERES CHRONIQUES LIVRESQUES


nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image nom de ton image

jeudi 25 juin 2015

Georgina Kincaid #1 - Succubus Blues





GENRE : Fantasy / Urban Fantasy
ÉDITION : Milady
NOMBRES DE PAGES : 512
PUBLIE EN : 2007
DATE DE L’ÉDITION : 2011
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Richelle Mead
TRADUCTION : Benoit Domis











Richelle Mead, née le 12 novembre 1976 dans l'État du Michigan, est une écrivaine américaine. Elle est surtout connue pour sa série Vampire Academy.
Elle est originaire du Michigan, mais elle vit aujourd'hui à Seattle, où elle travaille sur ses trois séries à temps plein.
Avant de devenir écrivain, elle a obtenu un diplôme en arts libéraux de l'université du Michigan, d'une maîtrise d'histoire des religions de l'université de Western Michigan et une maîtrise en enseignement (Middle & High School anglais) de l'université de Washington.

[Source : wikipédia ]









" LIBRAIRE LE JOUR, SUCCUBE LA NUIT

C'est la vie de Georgina Kincaid, un démon dans un corps de femme. A priori, un destin plutôt sympa : la jeunesse éternelle, la séduction absolue...mais impossible de décrocher un rencard sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement que son travail de libraire la passionne...
Et son activité nocturne la tient bien occupée aussi : quelqu'un s'est mis à jouer les justiciers parmi les anges et les démons, et Georgina est jetée au cœur de la tourmente. Ses sortilèges sexy t sa langue bien pendue lui permettront-ils de s'en sortir ? "


 «Succubus » est une série tout à fait originale. Au lieu de s’aventurer du côté des vampires et les héros qui traquent les méchants, on trouve ici une héroïne qui œuvre pour les forces du mal. Oui, mais une démone pas à tout à fait comme les autres…, car elle rêve d’avoir une vie humaine !
Georgina travaille donc dans une librairie en tant que sous-directrice, avec son collègue Doug.  La vie de l’héroïne semble banale aux premiers abords, surtout pour un démon ! Bien qu’elle se doit de nourrir ses appétits de succubes, il n’y a rien d’extravagants.
Son entourage d’amis se trouve être un démon du nom de Hugh qui exerce le métier de chirurgien plastique et de deux vampires Peter et Cody, dont parfois ils vont boire en compagnie d’un ange, Carter.
Bref, ce petit quotidien vient un peu se bouleverser quand la succube doit rencontrer son auteur favori lors d’une dédicace de son dernier roman, sur son lieu de travail. Il s’agit de Seth Mortensen, dont Georgina vénère sa plume et son génie. La première rencontre entre les deux personnages est tout à fait hilarante ! On ressent aisément son mal être quand aux inepties qu’elle lui a dit, sachant qu’elle ne connaissait pas le visage de l’auteur. Il se développe entre eux, une relation assez étrange. L’écrivain qui n’est pas très loquace, commence à lui parler via email principalement. Pourtant, au fil des chapitres, leur relation évolue une sincère amitié ! 
 

«  Je fixai l’ordinateur avec une sorte de crainte teintée de respect, comme s’il s’agissait de l’idole en or d’un Dieu d’antan, un Dieu capable de provoquer des miracles. De faire pleuvoir. De nourrir le peuple. J’en restai sans voix. J’assistais à la création d’un chef d’œuvre. Penser que mes paroles puissent en influencer le contenu était insoutenable. J’avalai péniblement ma salive, détournai les yeux et me forçai à reprendre mon calme. Après tout, je pouvais difficilement me sentir excitée par un nouvel épisode, alors que je n’avais pas lu le dernier paru. »

Dans l’univers que Richelle Mead nous offre, on a toute une pléthore de personnages aussi farfelus, de personnages aux personnalités diverses que l’on trouve tout notre contentement ! Tout d’abord, au sein même de ses propres collègues à la librairie « Emeral city ». On retrouve Doug, le gentil collègue qui en pince pour Georgina, mais qui reste une relation platonique. Le soir, l’homme se change en rocker et fais dans un rock grunge/alternative. Puis il y a Warren, l’homme sans scrupule qui trompe sa femme sans remords et qui se trouve être le « casse-croûte » de notre succube en qui elle vole son essence vitale par le sexe. Et bien oui, c’est un succube ! On se doute bien que le roman va contenir des scènes de sexes ! Bien que les scènes érotiques ne sont pas du tout vulgaires comme j’ai pu lire dans certains romans.
On apprend d’ailleurs tout le long du roman, comment notre gentille Georgina (où « Letha » dans sa vie humaine) est devenu petit à petit la succube d’aujourd’hui. C’est dans une de ses réminiscences de sa vie humaine, qu’elle comprend le pouvoir que peut avoir le sexe sur un homme

«  A cet instant, je pris conscience du pouvoir que détenaient les femmes sur les hommes. Je trouvai cela aussi surprenant que grisant. Peu importe ce que disaient les lois sur la propriété et la politique, les femmes régnaient dans la chambre à coucher. La chair et la sueur valaient tous les décrets entre les draps. Ce savoir me remplit d’une excitation plus puissante que n’importe quel aphrodisiaque»


On sent pour certains passages l’inspiration de certaines poésies élégiaque aussi bien grecs que latins. (J’ai en tête principalement Ovide qui énonçait les mêmes faits dans les « amours »).  Enfin, Richelle Mead ne montre pas vraiment l’époque de la vie humaine de Georgina, mais on peut penser que cela tourne autour de la Grèce antique, justement.
On découvre également dans l’entourage de Georgina, son patron, l’archi-démon Jérôme qui se trouve être le sosie de John Cusack ! Une petite anecdote sympathique puisqu’il se trouve que le démon est un grand fan et qu’il n’est pas étonnant qu’il revête l’apparence de l’acteur. Il est également dans ce tome toujours accompagné d’un ange, Carter à l’allure pauvre comme-ci, il avait traîné toute sa vie dehors.

Succubus Blues [ Richelle Mead ]


C’est à partir de cette alliance saugrenue que l’héroïne suppose que quelque chose se passe dans la ville de Seattle.  Surtout lorsqu’un vampire du nom de Duane meurt subitement, hors un immortel ne peut forcément pas mourir ! Qui est alors à l’origine de cette attaque ? Jérôme et Carter laissent penser qu’il s’agit d’un chasseur de vampire, hors quand le démon Hugh se fait attaquer la théorie vole en éclat et encore plus quand il s’agit de la mort d’un ange gardien.
Georgina a beaucoup de soucis à se faire pour ses amis, son entourage. Mais sa vie sentimentale prend également une tournure étrange quand elle rencontre le sublime Roman qui lui vient en aide pour s’extraire de l’emprise de Warren (son casse-croûte).  Car ses sentiments deviennent confus, puis la relation avec Seth qui évolue également dans une direction qu’elle ne veut pas prendre, pour ne pas faire de mal à des hommes biens.
L’univers de Richelle Mead est donc bien organisé, avec de très bonnes idées et qui n’a pas son pareil. Je déplore simplement le fait que les démons ne soient pas si « méchants », pour le côté « Enfer » est le mal à l’état brut. Même Jérôme qui se trouve être le responsable de Seattle est trop humanisé à mon goût. Encore pour les autres, on sait qu’ils ont été humains avant de devenir immortel, mais pour l’archidémon,  ce n’est pas le cas.
Si je parle d’un point de vue d’écriture, le vocabulaire est simple et concis. On est très vite pris pas l’action, surtout à la fin du roman que j’ai littéralement dévoré ! Je dois également avouer que j’ai eu ma petite larme à l’œil, car la fin est des plus touchantes ! La retranscription de la douleur émotionnelle de Georgina est tellement bien faite que l’on compatit à son malheur. J’ai vraiment adoré !  Une très bonne saga qui a beaucoup de choses à nous montrer !





 GLOBALE : 8 / 10
ECRITURE : 8 / 10
SCENARIO :  9 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 8 / 10
HUMOUR : 7 / 10

 



dimanche 21 juin 2015

#4 - Juin



Voici donc les romans reçus pour ce mois de juin !



#4 - Juin

  • Succubus Dreams #3 de Richelle Mead (Milady)

  • Succubus Heat #4 de Richelle Mead (Milady)

  • Le trône de fer, intégrale 5 de George R.R Martin (J'ai lu)


    #4 - Juin

  • Witch Song #1 de Amber Argyle (Lumen éditions)

  • Final Fantasy type-0 : The last truth de Tsukishima Souki (Lumen éditions)

  • Final fantasy VII : On the way to a smile de Kazushige Nojima (Lumen éditions)




    LIVRES NUMÉRIQUES


    Je remercie les éditions du Petit Caveau pour l'offre " All you can read " qui proposait ce weekend aux chroniqueurs de choisir des livres numériques gratuitement contre une chronique !
    J'ai donc choisi les romans suivants :

    #4 - Juin

  • Noces d'éternité de Aude réco
    (Éditions du petit caveau)



    #4 - Juin

  •  Les soupirs de Londres #1 - Le manoir des Immortels de Ambre Dubois

    (Éditions du petit caveau)



    #4 - Juin

  •  Les soupirs de Londres #2 - Le Sang d'Hécate de Ambre Dubois

    (Éditions du petit caveau)




  •  Les soupirs de Londres #3 - Marquise des Ténèbres de Ambre Dubois

    (Éditions du Petit Caveau )

    #4 - Juin

  •  Les soupirs de Londres #4 - Le Prince de l'ombre de Ambre Dubois

    (Éditions du Petit Caveau)


    #4 - Juin

  • Les loups de Kharkov de Alexis Lorens

    (Éditions du Petit Caveau)

dimanche 14 juin 2015

Resident Evil #2 - La Crique de Caliban





 GENRE : Fantastique / Horror Survival
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Gaming
NOMBRES DE PAGES : 248
PUBLIE EN : 2002
PARUTION DE L’ÉDITION : 2014
LANGUE D'ORIGINE : AnglaisAUTEUR : S.D Perry
TITRE ORIGINAL : Resident Evil - Caliban Cove
TRADUCTION : Jean-Claude Poyet




 CHRONIQUE PRECEDENTE

http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/12/resident-evil-1-la-conspiration.html









" La dernière intervention des S.T.A.R.S a tourné au fiasco, et on les relève aussitôt de l'enquête qui leur a coûté six de leurs membres.
Pourtant, le commando d'intervention spécial n'est pas prêt à baisser les bras; il faut mettre un terme aux agissements d'Umbrella, l'organisme qui pratique des expériences génétiques très dangereuses, et dont le virus mis au point ne cesse de se répandre...
Mais que pourront les quelques survivants face à une telle corporation, et surtout face à leur abominable virus qui ne cesse de se répandre et de faire toujours plus de victimes ? "






Le deuxième tome de la saga « Resident Evil » titré  « La crique de Caliban » n’est malheureusement pas à la hauteur du premier tome, dont le scénario était tiré des jeux vidéo.  S.D Perry ne fait ici que reprendre le scénario du premier, en changeant d’endroit et de scientifique fou.
On suit donc une équipe composée de S.T.A.R.S à l’intégrité honnête contrairement à ceux qui ont été corrompus par Umbrella Corporation. David Trapp, un ami de longue date de Barry cherche à se procurer des documents sur les projets d’Umbrella, concernant le virus T. Grâce à l’aide du mystérieux M.Trent qui lui fournit des documents concernant un mystérieux laboratoire à Caliban Cove.
Cette aventure est donc centrée sur David Trapp, Rebecca Chambers (l’ex bravo des S.T.A.R.S de Racoon City), Steve, John et Karen. Une petite équipe envoyée vers Caliban Cove pour récupérer des documents sur les projets du scientifique fou, le Docteur Griffith. Ce dernier a amélioré le virus T pour créer des zombies comme véritables machine de guerre. Ils n’ont toujours pas de conscience, mais obéissent aux ordres de ce bon vieux docteur. (On se dit que la modifications des zombies à partir de Resident Evil 4 est quand même un peu plus évoluée et ne ressemble pas à ce triste portrait).
Il y a donc les fameux « Trisquads » un trio de zombies armés qui tirent sur tout ce qui bouge. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé du tout effrayant, ainsi que les « Ma7 » qui sont juste des créatures grotesques. Où est donc passé l’originalité des créateurs des jeux vidéo ? L’auteur n’a fait que massacrer ce qu’ils ont créé au départ.
Bref, le scénario est banal et du déjà-vu, en plus l’un des personnages qui se fait contaminer comme un imbécile alors que c’est un médecin, il y a de quoi rire.
En conclusion, c’est un tome un peu inutile pour une saga qui parle d’elle-même et qui n’avait pas besoin d’être massacré par une histoire insipide. J’avoue être déçue.






 GLOBALE : 5 / 10
ECRITURE : 6 / 10
SCENARIO : 5 / 10
PERSONNAGES : 6 / 10
SUSPENS : 4 / 10


























samedi 30 mai 2015

Le manuscrit proscrit de Nur-Jahan



GENRE : Romance
ÉDITION : J'ai lu
NOMBRES DE PAGES : 471
DATE DE PARUTION : 18 mars 2015
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Cécilia Correia




Cécilia Correia est illustratrice et Infirmière, originaire de Toulouse.
Artiste dans l’âme, elle se passionne depuis qu’elle est petite pour le dessin, l’aquarelle.
Elle est également illustratrice 2D/3D en freelance.
La richesse de ses songes l’a conduit à prendre la plume et faire naître son héroïne, "Aliette Renoir", première chasseuse de vampires de l’histoire.
Elle est également l’auteur du roman fantastique "La guilde de Nod". Elle nous offre aujourd’hui avec "Le manuscrit proscrit de Nur Jahan" une romance d’aventures au cœur de l’Inde coloniale.




 


" Dorsetshire, 25 octobre 1836,

Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d'un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m'a abandonnée. Que le Ciel m'en soit témoin, ce n'est point le cas.

C'est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d'une terrible tempête était sur le point de s'abattre sur notre vaisseau..."






En lisant « Le manuscrit proscrit de Nur Jahan », je me souviens pourquoi, je ne lis pratiquement pas de romance. Malheureusement, ce roman ne m’a pas réconcilié avec ce type de littérature.
Je vais tout de même commencer par le côté positif de cette œuvre. L’histoire de Judith Guilty nous emmène sur les terres de l’Inde colonisé par les Anglais. On découvre alors des somptueux décors et qui nous fait voyager à travers son histoire. L’auteur s’inspire de faits historique de l’impératrice Nur Jahan. L’histoire aurait pu être vraiment intéressante, mais totalement bâclé par cette fameuse histoire d’amour qui m’a profondément agacé.

Judith Guilty est une jeune femme au tempérament vif et qui pour son époque fait preuve de beaucoup d’opposition. J’aime beaucoup ce type de personnages féminin, mais quand elle devient totalement sotte face à un homme, je n’apprécie que moyennement. Pourquoi dans les romances, les femmes deviennent toujours aussi puériles et qui ne pense qu’au « dit » homme. Cet aspect des choses n’est pas réaliste, les femmes peuvent être « amoureuse » mais pas au dépend de leur caractère et de changer profondément qui elles sont ! Surtout que l’auteur fait de son personnage, quelqu’un d’indépendante et qui n’obéit à aucune règle. Certes, elle s’oppose constamment au maharajah Devak, mais le fil de ses pensées lui est entièrement dédié. Il n’y a pas un seul jour, où elle est obnubilée par sa personne et les « je t’aime moi non plus », ont eu très vite raison de ma patience. Il n’y a pas un seul chapitre où leurs ébats ne viennent pas s’immiscer et qui en plus la jeune femme trouve le moyen d’être encore honteuse de tout cela.

Une partie qui est aurait pu être développé et qui était très intéressante est le côté naturaliste des personnages de son oncle Graham et Judith. Seulement, l’auteur a eu très vite fait de laisser cela de côté pour nous décrire à chaque fois la magnificence de ce cher maharajah ! Personnellement, j’aurais préféré découvrir d’un œil scientifique la découverte des espèces sauvages et exotiques. Encore un point non abouti.
L’idée de se servir de faits historiques est vraiment excellente, mais quand la trame de l’histoire est totalement mise de côté par l’histoire d’amour cela m’exaspère encore plus ! Sachant que ce point est vraiment très intéressant, il a encore une fois été mal exploité. Il m’a fallu attendre la fin du roman pour être prise par le suspens, surtout que ce petit point « fantastique » aurait pu apporter beaucoup plus à ce roman.
Sur le point de vue de l’écriture, c’est très bien écrit mais on ne se retrouve pas dans une écriture qui pourrait coller à l’époque du XIXème siècle. Certains auteurs arrivent très bien à amener les deux, mais ici ce n’est pas le cas. L’écriture est fluide, mais peut-être trop simpliste à mon goût. Les dialogues entre les personnages ne sont pas vraiment respectés par rapport à l’aristocratie anglaise et encore moins face à un maharajah !

En conclusion, ce fut une lecture mitigée pour moi, même si la base de l’histoire est très bien, cela ne relève aucunement le roman dans son ensemble. Bien que la plupart des lecteurs aient trouvé ce roman fascinant, voir un coup de cœur, ce ne fut pas mon cas. Il y a eu  trop d’erreurs commises pour que j’apprécie cette histoire. Je pense laisser les romances de côté, car ce n’est définitivement pas pour moi. Bien que dans la fantasy cela me dérange aucunement vu qu’il y a une trame principale et de l’action que l’on respecte.

Je vais donc terminer ma lecture du « Trône de fer » et certainement entamé le tome 2 de « Resident Evil ». Un peu de zombies me feront du bien !







GLOBALE : 4 / 10
ECRITURE : 6 / 10
SCENARIO : 5 /10
PERSONNAGES : 2 /10
SUSPENS : 3 /10




mardi 19 mai 2015

Rose Morte #1 - La Floraison





GENRE : Fantastique/ Historique / Romance
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Bit-lit
NOMBRES DE PAGES : 600
PUBLIE EN : 2012
DATE DE L’ÉDITION : 20 mars 2015
LANGUE D'ORIGINE : Française
AUTEUR : Céline Landressie





Céline Landressie, est autodidacte. Elle a quitté les bancs de l'école dès la quatrième, avant de décrocher un diplôme de comptabilité par le biais d'une formation accélérée.
Elle partage sa vie entre ses loisirs de geek, de la lecture, et de sa vie de famille.
Fascinée par l'Histoire et plus particulièrement celle de France, elle consacre au 16ème siècle sa première saga fantastique Rose morte.






 " Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle..."






Ce fut un réel plaisir de découvrir l’univers de « Rose Morte » de Céline Landressie ! Un roman fidèle à l’histoire, malgré le côté fantastique. Il est également bourré d’action, de suspens et de trahisons.
Nous découvrons donc l’univers de Eileen Greer, fille d’un comte Anglais qui a perdu ses terres et se voit vouée à l’exil.
La jolie Eileen Greer est un personnage fascinant et au comportement outrageant, car pour son époque, la jeune femme fait preuve de caractère, d’impétuosité face à une société où l’homme domine. Pour preuve, elle préfère qu’on l’appelle « Rose » qui est son second prénom, que son prénom de naissance. Dès lors, elle est déjà en opposition avec sa famille, mais également l’univers dans lequel elle vit. Bien que par moment, pour une jeune femme de 26 ans, elle se comporte comme une adolescente. Mais cela n’est pas dérageant puisque c’est un peu l’époque qui veut cela, où les femmes cancanent sur des rumeurs de la société. Surtout le personnage de Charlotte, la meilleure amie de Rose.
Son père, lord Edmund Greer désire voir sa fille épouser un noble pour assurer son avenir. Bien que Rose avec son tempérament de feu a déjà refusé plusieurs demandes en mariage, car elle n’a pu oublier son premier amour. Dans un sens, Rose semble donner l’image de la Reine Elisabeth 1ère que l’on surnommait « la reine vierge » qui a toujours décidé de son destin. Ce n’est donc pas étonnant de la voir fomenter avec sa meilleure amie, Charlotte un moyen de faire fuir son nouveau prétendant, le vicomte de Chaumontel.
Entre temps, l’intrigue se fait plus poignante avec les secrets que le comte Greer semble caché à sa famille par des mystérieuses visites nocturnes.
C’est donc durant le fameux bal organisé par le marquis de Jouars à Paris que le destin de Rose se voit troublé par le mystérieux comte Artus de Janlys. Un mystérieux personnage qui attire tous les regards… On reste totalement dans le mystère en ce qui le concerne… Son passé et ses affaires restent très flous et on se met aisément à la place de l’héroïne, pour qu’on puisse comprendre son désarroi.
Rose se voit brusquement plongé dans le monde de ce personnage lors d’une tragédie qui touche sa famille. Elle va devoir tenter de découvrir qui en est le responsable et le comte de Janlys va l’aider dans sa quête de vérité.
Voici un petit extrait qui m’a beaucoup plu surtout pour la stylistique de l’auteur et ce petit côté philosophique que l’on retrouve parfois au cours du roman :


« Les ténèbres…Mères de toutes les craintes, berceau supposé des démons et des fées, elles faisaient reculer les hommes depuis que le monde était monde. Car, entre leurs bras, l’inoffensif devenait menaçant, et l’évident se parait de mystère.
Ne serait-il pas merveilleux de percer les secrets de la nuit ? Qui en serait maître ne serait-il pas puissant ?
Comme ils avançaient, Rose se rêva conquérante de ce royaume occulte. Détentrice d’un savoir oublié depuis l’aube des temps, seule maîtresse de sa destinée, elle serait adulée par les hommes et crainte par les rois…
 »

Ce passage pourrait marquer un tournant dans l’histoire pour son côté fantastique. Bien que Rose semble par moment craindre cet homme mystérieux qu’est Artus, elle préfère nier l’évidence. Pourtant, les ténèbres l’attirent avec ferveur. Elle va y tomber malgré le fait, qu’elle en rêve depuis toujours, elle qui considère que le monde des hommes ne lui offre pas, la vie qu’elle rêve d’avoir. Pourtant, cet homme énigmatique va lui offrir sur un plateau, sans qu’elle ne se pose la moindre question. C’est une fois au cœur des ténèbres, qu’elle commence enfin à ouvrir les yeux sur Artus, sur ce qu’il est réellement et…sur ce qu’elle est devenue.
Au cœur du manoir de Boissy, elle découvre également le frère Janlys, du nom d’Adelphe. Tout aussi charmant que son frère, ce dernier est également plus enclin à une certaine humanité. Il n’est pas toujours d’accord sur les choix de son frère, mais le respect tout de même. Aurait-il le choix ? On ne sait pas trop au départ, au fur et à mesure, on entrevoit de sa relation fraternelle, une certaine servitude pour son aînée. Dans ce nouveau monde, Rose découvre la réelle noirceur, avec des meurtres, du sang et de la souffrance… Mais ses sentiments dépasse alors sa raison, quitte à mettre sa vie en danger.

« Alors la bête arracha ses entraves. Énorme et cauchemardesque, elle jaillit des abîmes de son âme, l’écume aux lèvres. […] Dans son esprit se forma l’image délirante de son agresseur démembré, baignant dans une mare de sang. Transfigurée, la bouche ouverte sur des crocs proéminant, elle se jeta sur lui. »

L’écriture de Céline Landressie est une vraie merveille, enrichie d’un vocabulaire qui s’accorde avec perfection à l’époque historique du récit. Son univers est décrit avec une incroyable précision, qui nous fait plonger avec ravissement au cœur d’une sombre existence. Il est rare de voir un auteur manier sa plume avec une telle virtuosité, pourtant Céline Landressie y arrive facilement, presque comme-ci, c’était une aptitude innée ! (ce qui doit être le cas).
Je fus donc merveilleusement ravie de découvrir un univers fantastique aussi bien écrit ! J’attends donc la suite avec impatience ! « Trois épines » sortira aux éditions Milady au mois de septembre (ce qui est vraiment long, moi qui suis devenu totalement addict) ! « La Floraison » est sans conteste mon second coup de cœur de l’année ! Un pur délice que je vous conseille fortement.







 GLOBALE : 10 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS : 10 / 10



COUP DE CŒUR!