jeudi 19 février 2015

Sortie Noire [ Christian Laurella ]





GENRE : Policier / Thriller
ÉDITION : Taurnada
NOMBRES DE PAGES : 273
DATE DE L’ÉDITION : 30 octobre 2014
LANGUE D'ORIGINE : Français






Christian Laurella, batteur percussionniste, a joué avec Bernard Lavilliers, Vince Taylor, Zaka Percussion, Djamel Allam, ainsi qu'avec de nombreux jazzmen, le Cirque Plume et le cirque Gosh. Tour manager sur l'Europe durant vingt-cinq ans, il a été au service des plus grands tels que Chet Baker‚ Stan Getz‚ Ahmad Jamal‚ Jaco Pastorius‚ Art Blakey‚ Dizzy Gillespie, etc. Auteur de « Tournée Générale », un livre d'anecdotes vécues avec ces musiciens, de « Lili Maldives », un polar aux couleurs du rock'n'roll, ainsi que de 2 méthodes de percussions, « Djembé » et « Congas Bongos », avec « Sortie noire », il signe un thriller aussi enfiévré qu'addictif.



 


 " Après vingt ans passés derrière les barreaux, Daniel‚ prisonnier modèle et complètement amnésique‚ bénéficie d'un régime de semi- liberté et trouve un emploi dans une menuiserie. En parallèle‚ deux femmes, dont l'une est au service de l'autre, habitent une maison isolée en province. L'arrivée d'une lettre annonçant la libération de Daniel va bousculer l'apparente quiétude qui semblait être le quotidien des deux femmes et allumer un feu d'enfer dans la maison."





Tout d’abord, je tiens à remercier le site « Babelio » et les éditions « Taurnada » pour m’avoir permis de lire ce roman, grâce à la dernière « Masse critique ».

Le roman s’ouvre sur le personnage de Daniel Pressard, un condamné qui bénéficie du régime de semi-liberté. Il voit alors s’ouvrir devant lui de nouvelles possibilités, lui qui est resté enfermé pendant vingt ans. Au fil des chapitres, Daniel m’est apparu comme un personnage antipathique. Il a tout de la figure du prisonnier et coupable que les autres personnages ont vu de lui, lors de son procès. Seulement, lui, ne se souvient de rien. Il est atteint d’une amnésie partielle. Il a ainsi oublié la partie de sa vie avant sa condamnation, bien que des bribes de son enfance lui restent encore. On discerne aussi en lui, un début de « folie ». L’homme pour tenter de survivre au sein de la prison s’est créé une vie idéale pour échapper à la réalité, mais aussi aux actes de violences et d’humiliation du gardien-chef, Bernard.
Nous faisons ensuite la connaissance d’Élisabeth et Marlène. Élisabeth est la maîtresse d’une grande maison près de Poitiers, tandis que Marlène est sa bonne depuis quatre ans. Élisabeth a tout de la bourgeoise agaçante, qui vit une existence à…ne rien faire. C’est une femme âgé de 70 ans, qui voit son quotidien bouleversé, lorsqu’elle reçoit un recommandé du ministère de la justice, concernant la semi-libération de Daniel Pressard.
Marlène quant à elle, est âgée de 65 ans. Elle a commencé à travailler pour Élisabeth, il y a quatre ans en compagnie de son mari, Pierre qui l’a quitté brusquement alors qu’il était le jardinier. L’image de Marlène a ce petit côté burlesque que l’on retrouve dans de nombreuse pièce de théâtre, ou même du genre « comique-bouffon ». J’avoue avoir un sens de l’humour très particulier et j’avoue que ce personnage m’a fait mourir de rire ! On voit l'inversement des rôles entre la servante et le maître qui ont fait le succès de nombreuses pièces de théâtre. J’ai ici en exemple « Volpone » de Ben Jonson. Où la situation au final se retrouve au même point. Le servant décide de devenir le maître.
On comprend très vite le lien entre tous ces personnages, malheureusement le scénario est vite deviné et tout se met en place très vite.
Le machiavélisme de Marlène est aberrant, tant ses actes sont vraiment ignobles. C’est elle, la pièce sombre de l’histoire au final. Quand Daniel rencontre Norah, il n’y a vraiment aucune surprise, car on a vite deviné son identité et ce qu’elle recherche. La seule chose qui reste dans le flou, c’est le passé de Daniel, jusqu’à ce que Marlène découvre certaines lettres que Élisabeth a écrites, mais n’a jamais envoyé.

Dans l’écriture, l’auteur reste simple dans le choix des mots ce qui est très efficace. Malgré un scénario assez simpliste, nous sommes pris dans l’engrenage de l’histoire et on a du mal à poser le livre. C’est tout ce qu’on demande à un auteur pour nous faire vibrer et aimer l’histoire, ce qui prouve qu’il a totalement réussi à atteindre son but !
Cette lecture fut donc très plaisante, sanglante, mais aussi pour ma part vraiment très amusante ! C’est donc une lecture que je recommande, car j’ai vraiment apprécié l’image des personnages dont la cultissime Marlène !






GLOBALE : 7 / 10
ÉCRITURE :  7 / 10
SCENARIO : 6 / 10
PERSONNAGES : 8 / 10
SUSPENS : 6 / 10
HUMOUR : 7 / 10















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